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L’investisseur futé: devrais-je congédier mon conseiller financier?

Getty Images
Photo portrait de Sylvain Larocque

Sylvain Larocque

2025-12-06T05:00:00Z

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Dans cette chronique, nous vous donnons des idées concrètes pour placer votre argent.

C’est une question qui revient souvent dans les forums en ligne: «Je suis déçu de mes rendements, devrais-je quitter mon conseiller financier?».

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Mais avant d’aller plus loin: vos rendements sont-ils vraiment aussi mauvais que vous le croyez? Pour le savoir, vous devez d’abord connaître votre profil d’investisseur (prudent, équilibré, croissance, etc.). Si votre tolérance au risque est limitée, vous ne pouvez pas comparer vos rendements à ceux d’un investisseur plus audacieux qui connaît une bonne année.

«Il faut comparer des pommes avec des pommes», souligne Youcef Ghellache, formateur et président d’Educfinance.

Youcef Ghellache
Youcef Ghellache Photo tirée du site web d'Educfinance

Il existe plusieurs outils en ligne pour vous aider à trouver votre profil d’investisseur, dont ceux de l’AMF et de l’OCRI.

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Ensuite, vous pouvez comparer votre rendement avec celui d’un fonds correspondant à votre profil. Par exemple, un investisseur de type «équilibré» pourrait comparer son portefeuille à un fonds commun comme le Portefeuille équilibré sélect RBC ou le FNB VBAL de Vanguard. Idéalement, utilisez le rendement annualisé sur cinq ou dix ans.

Moins de frais

Faire gérer ses actifs par un conseiller engendre des frais de 1 à 2% par année. Ces dépenses réduisent vos rendements. Vous pouvez abaisser vos coûts à moins de 0,5% par année en gérant vous-mêmes vos placements. En revanche, il faut y consacrer du temps.

Mauvaise relation

Parfois, les rendements sont corrects, mais pas la relation avec le conseiller. «Si on sent qu’on n’est pas bien accompagné, si on est obligé de contacter nous-mêmes le professionnel pour avoir un service ou qu’il nous appelle juste pendant la période des REER et qu’il n’y a aucun suivi durant l’année, eh bien, c’est déjà un signal que c’est peut-être le temps de changer de conseiller», affirme M. Ghellache.

Ne pas avoir peur

Une fois que votre décision est prise, passez à l’action.

«Souvent, la crainte des gens, c’est de l’annoncer à leur conseiller actuel», indique Youcef Ghellache. «Cette petite peur-là peut nous bloquer. Mais c’est notre argent et la procrastination coûte cher en finance. Souvent, quand on reporte une décision, c’est à notre détriment.»

À la limite, vous n’avez même pas à aviser votre conseiller actuel. «Ce qu’il faut savoir, c’est que si on fait affaire avec un nouveau professionnel, c’est lui qui va faire les démarches», note M. Ghellache.

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Adieu caisse, adieu banque?
Photo Antoine Lacroix
Photo Antoine Lacroix

Si vos placements sont dans une caisse ou une banque, vous n’avez accès qu’à un éventail limité de produits, principalement des fonds communs et des CPG. En optant pour un courtier en valeurs mobilières ou une plateforme en ligne comme Wealthsimple, vous pourrez également investir dans des actions, des FNB et des obligations, entre autres.

Moment stressant

Le transfert peut prendre de deux à quatre semaines, parfois un peu plus. Sachez que pendant un jour ou deux, il y a un moment stressant: vos placements disparaissent de votre ancien compte sans apparaître dans le nouveau. «L’argent est comme dans les airs, en transit», dit Youcef Ghellache.

La plupart des institutions facturent des frais de transfert de l’ordre de 150$. Par contre, le conseiller ou la plateforme qui vous accueillera vous les remboursera si vous transférez une certaine somme (souvent 20 000$).

Le vrai travail commence

Une fois que vous avez décidé de quitter votre conseiller actuel, un travail encore plus important débute: celui d’en trouver un meilleur. Établissez d’abord vos priorités. Les rendements? Le style de gestion? La disponibilité? M. Ghellache suggère de demander des recommandations à des proches et de vérifier que les professionnels avec qui vous envisagez de faire affaire sont bien inscrits auprès de l’AMF.

Le spécialiste relève aussi que pour bien juger des compétences d’un conseiller, il faut se familiariser soi-même avec le fonctionnement du secteur financier.

Conduire soi-même?

De plus en plus de gens gèrent eux-mêmes leurs placements, alors la tentation peut être grande de faire le saut. Mais il faut être réaliste et se demander si on a vraiment les compétences pour le faire.

«Tant qu’on n’est pas à l’aise, il vaut mieux prendre le taxi ou l’autobus, embarquer avec quelqu’un, s’éduquer jusqu’à ce qu’on soit en mesure de conduire soi-même», insiste Youcef Ghellache.

Y aller graduellement

Si vous êtes indécis, vous pouvez très bien rester avec votre conseiller actuel et commencer tranquillement à investir de petites sommes vous-même.

«On n’est pas obligé, du jour au lendemain, de gérer tous nos avoirs de façon autonome», rappelle M. Ghellache. «On peut le faire de façon progressive. On peut ouvrir un compte de courtage et commencer avec seulement 100$.»

Avez-vous des idées de sujets pour cette chronique? Écrivez-moi: sylvain.larocque@quebecormedia.com.

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