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L’inflation a bondi de 8,1% au Canada

Plus forte progression annuelle depuis janvier 1983

Agence QMI

2022-07-20T12:37:00Z
2022-07-20T20:09:08Z

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Les prix à la consommation ont continué d’augmenter au Canada en juin 2022, où l’inflation a atteint 8,1 % d’une année à l’autre. Il s’agit de la plus forte progression annuelle observée depuis janvier 1983, selon les dernières données de Statistique Canada publiées mercredi. 

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- Écoutez l'entrevue d'Alexandre Dubé avec Fabien Major planificateur financier et conseiller chez Gestion de Capital Assante sur QUB radio :

Ce résultat reste toutefois «inférieur à la prévision consensuelle de 8,4 %», selon l’analyse de Randall Bartlett, directeur principal, économie canadienne chez Desjardins.

«À 8,1 %, la croissance des prix d’une année sur l’autre a atteint son rythme le plus rapide depuis janvier 1983, lorsque ‘’Maneater’’ de Hall & Oats tournait en boucle à la radio. Toutefois, même à ce rythme, l’inflation mesurée par l’IPC en juin a été inférieure aux attentes, et on y décèle même certains signes de refroidissement», a ajouté l’expert.

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Sans l'essence, l'Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 6,5 % d'une année à l'autre en juin au Canada, dépassant la hausse de 6,3 % enregistrée un mois plus tôt. Entre mai et juin, l’IPC a augmenté de 0,7 %.

Selon Statistique Canada, les hausses de prix sont demeurées généralisées, même si l'accélération de la croissance en juin est principalement attribuable à l’augmentation des prix de l'essence.

Ainsi, sept des huit principales composantes ont augmenté de 3 % ou plus. Les aliments ont par exemple augmenté de 8,8 % entre juin 2021 et juin 2022. Les autres composantes sont le logement (+7,1 % d’une année à l’autre), les dépenses courantes et l’ameublement (+5,6 %), les vêtements et chaussures (+2,7 %), les transports (16,8 %), les soins de santé et personnels (3,9 %), les loisirs (+6,2 %) et les boissons, tabac et cannabis (+3 %).

 

  • Écoutez Olivier Bourque, journaliste économique au micro d'Alexandre Moranville-Ouellet sur QUB radio:

Le prix de l'essence toujours plus élevé

D'une année à l'autre, les Canadiens ont payé 54,6 % de plus pour l’essence en juin, après avoir déboursé 48 % de plus en mai.

Selon les données de l’agence fédérale, l'indice des prix d'achat de véhicules automobiles a également augmenté (+ 8,2 %) d'une année à l'autre en juin. «La demande de véhicules automobiles continue d'être supérieure à l'offre en raison de la pénurie continue de puces à semi-conducteur, ce qui exerce une pression à la hausse sur les prix», a-t-on expliqué.

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Statistique Canada note également que les services liés aux voyages coûtent plus cher, en raison de l’assouplissement des mesures de santé publique et la hausse du tourisme. Le prix des billets d’avion a notamment augmenté de 6,4 %, entre mai et juin 2022, tandis que l’hébergement a coûté 49,7 % de plus qu’en juin 2021.

Au Québec, l’IPC s’est accru de 8 % d’une année à l’autre en juin. Sur une base mensuelle, il a augmenté de 0,7 %, entre mai et juin.

Conservateurs et néodémocrates blâment les libéraux

Les conservateurs fédéraux ont blâmé les libéraux, qui «ont poursuivi leurs dépenses hors de contrôle, en plus de rendre la vie moins abordable pour les familles canadiennes dans le processus».

«Même si les économistes affirment que les libéraux de Trudeau peuvent réduire directement les pressions inflationnistes en réduisant les dépenses gouvernementales, au contraire, avec leurs partenaires du NPD, ils ont doublé les nouvelles dépenses, continué de blâmer les facteurs mondiaux pour l’inflation, tout en refusant d’assumer la responsabilité de leurs échecs au pays», ont-ils exprimé dans un communiqué mercredi matin.

Si les conservateurs réclament que le gouvernement coupe dans les dépenses pour freiner l’inflation, les néodémocrates estiment que le gouvernement n’en fait pas assez pour aider les personnes directement affectées par le coût de la vie.

«L’inflation n’est pas causée par les travailleuses et travailleurs, et ils ne doivent pas en payer le prix», a déclaré Jagmeet Singh dans un communiqué mercredi.

«La hausse des salaires n’est pas à l’origine de l’inflation, ce sont les profits excessifs et la cupidité des sociétés qui font grimper les coûts. Les grandes chaînes d’épicerie, les sociétés pétrolières et gazières et les magasins à grande surface font fortune sur le dos des familles de travailleurs en profitant des crises mondiales pour justifier des prix exorbitants.»

Le mois dernier, la ministre des Finances Chrystia Freeland avait dévoilé un plan de 8,1 milliards $ constitué de mesures visant à aider les Canadiens les plus vulnérables à lutter contre la hausse des coûts.

Parmi ces mesures, Mme Freeland avait souligné le chèque unique de 500 $ prévu pour près d’un million de locataires à travers le pays, ainsi que la bonification de plusieurs aides fédérales, comme l’Allocation canadienne pour les travailleurs, ainsi que l’indexation d’autres prestations à l’inflation.

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