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Des hausses de prix de 6% en huit mois au Dollarama

C’est la conclusion d’un expert qui a surveillé l’évolution du coût de 280 produits

Photo portrait de Francis Halin
2022-07-20T04:00:00Z

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Le géant québécois Dollarama, qui bat encore Walmart et Amazon avec des produits 50 % moins chers, a été forcé de gonfler ses prix de 6 % en l’espace de huit mois pour déjouer l’inflation.

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«Nous estimons l’inflation des prix unitaires à environ 6 % en juillet 2022 par rapport à novembre 2021», note Chris Li, de Desjardins Marché des capitaux, qui a comparé le prix de 280 produits du détaillant Dollarama.

«Les prix plus élevés (jusqu’à 5 $) sont encore très limités et nous continuons de surveiller cela de près», a-t-il ajouté.

Produits de santé et beauté (+10,8 %), nourriture (+7,2 %), maison et quincaillerie (+7,1 %), cuisine (+7 %)... l’analyste énumère les catégories, qui ont vu leurs prix s’envoler ces derniers mois.

Malgré tout, sur la même période, à l’exception de la nourriture, Dollarama continue de vendre des produits de 40 % à 50 % moins cher que Walmart et Amazon, souligne Chris Li, de Desjardins Marché des capitaux.

«Nous avons observé 97 augmentations de prix par rapport à avril dans notre panier d’environ 280 articles, comparativement à 25 en avril», illustre-t-il.

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Pour ce qui est de la fameuse barrière psychologique des produits à 5 $ et plus, Dollarama semble y aller une bouchée à la fois.

Facile dans le contexte actuel

Hier, au sortir d’un Dollarama de Longueuil, Émilie Poitras en avait long à dire sur l’explosion des prix dans les magasins.

«Tout augmente, alors des fois, c’est un peu difficile de joindre les deux bouts», a partagé la technicienne œuvrant dans le secteur financier.

Au Journal, elle a affirmé que les hausses sont plus visibles en épicerie, mais qu’au Dollarama, le prix de certains produits ménagers avait bondi.

«C’est plus facile de passer cela dans le contexte actuel parce qu’à peu près tout a augmenté», estime Bruno Larue, professeur au Département d’économie agroalimentaire et sciences de la consommation de l’Université Laval. 

«J’ai l’impression que ce n’est pas leur modèle d’affaires de jouer au yo-yo avec leur prix», nuance-t-il cependant.

Vers une stabilisation ?

Pour Maxime Bélanger, président du Groupe Xtreme de transport international, le fait que les coûts de transport soient à la baisse depuis deux mois pourrait sourire bientôt aux consommateurs.

«On s’est stabilisé. Ce n’est plus aussi exagéré que ce l’était. Les taux commencent à baisser à plusieurs endroits», a-t-il noté.

«Les conteneurs maritimes étaient passés de 4000 $ à 20 000 $ ou 25 000 $ américains. Maintenant, c’est redescendu à 15 000 $ ou 20 000 $ américains», dit-il.

D’après lui, le vent de panique a cédé la place à une certaine accalmie. «On a pas mal connu le pic. À part si les coûts de carburant se remettent à remonter en flèche», a-t-il conclu.

Hier, Dollarama n’a pas voulu commenter le rapport de l’analyste.

Depuis le début de l’année, l’action de Dollarama a bondi de 19,98 %, à 76,08 $. L’entreprise vaut plus de 22 milliards $ à la Bourse de Toronto.

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