Ligue Frontière: «C’est aux autres équipes d’atteindre le standard que Québec a établi»


Stéphane Cadorette
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Le fait que les Capitales se retrouvent encore en finale avec une occasion en or de décrocher un quatrième championnat de suite dégoûte certainement quelques organisations de la Ligue Frontière. Le commissaire, lui, n’embarque pas dans ce jeu.
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Présent à Québec pour le début de la finale entre les Capitales et les Boomers de Schaumburg, Steve Tahsler passait un bon moment sur la terrasse toujours aussi bondée de beau monde lorsque Le Journal est allé à sa rencontre.
Tout de suite, on lui a demandé si dans les bureaux de la ligue, ça bougonnait en constatant que les Capitales couraient la chance d’ajouter un titre à leur imposante collection.
«Tout le monde aime Québec et ce qui se fait ici. C’est aux autres équipes d’atteindre le standard que Québec a établi», a tranché monsieur le commissaire.
«Si les Capitales sont la meilleure équipe, ils méritent de gagner. L’alignement change d’année en année et Patrick Scalabrini et son personnel ont le mérite de dénicher chaque année les bons joueurs», a-t-il continué.

Une finale rêvée
Tahsler a rappelé qu’il ne fallait pas oublier les exploits passés des Boomers non plus. L’équipe visiteuse a remporté quatre championnats en huit saisons entre 2013 et 2021 (la saison de 2020 a été annulée).
«On a droit à une finale entre nos Yankees et nos Dodgers. Ce sont nos deux organisations qui connaissent le plus de succès avec les bases de partisans les plus fortes. C’est une bonne chose pour la ligue de pouvoir mettre de l’avant le meilleur baseball, mais aussi la meilleure atmosphère», a opiné le patron de la Frontière.
Pas de jalousie
Avant l’exercice au bâton des Boomers un peu plus de deux heures avant le premier match de la finale, le gérant Jamie Bennett abondait dans le même sens que le commissaire.
«Si tu joues bien au baseball, tu vas frustrer des gens. C’est comme quand les Patriots étaient au Super Bowl tous les ans au football pendant une longue période.
«Il y a de la jalousie dans certaines villes, mais de notre côté, on ne demande pas mieux que d’affronter une équipe d’une telle qualité», a-t-il assuré.
Bennett était aux commandes lors des quatre conquêtes des Boomers, lui qui est arrivé en poste en 2011 et qui n’est jamais parti. Il comprend donc parfaitement la vague de succès sur laquelle les Capitales surfent ces dernières années.
«Ils sont devenus l’équipe à abattre. Le personnel et la façon de gérer cette organisation font leur force. Ça part de Patrick. Les joueurs veulent venir ici parce que c’est une belle ville et une belle organisation. Le mot se passe rapidement entre les joueurs. Tu sais, le baseball est un bien petit monde», a-t-il rappelé à juste titre.
Pas d’expansion
Dans un autre ordre d’idées, le commissaire Steve Tahsler a fait savoir qu’après avoir élargi ses cadres de deux équipes l’hiver dernier, la Ligue Frontière ne procédera pas à une autre expansion dans les prochains mois.
Montréal demeure sur le radar, mais sans stade, point de salut.
«On a plusieurs conversations. J’étais à Laval en avril pour rencontrer des gens. J’étais ici il y a trois semaines pour rencontrer un autre groupe de Mirabel. Le truc, c’est qu’il n’y a toujours pas de volonté de construire un stade. On est convaincu que Montréal, avec Québec, Ottawa et Trois-Rivières, ferait un superbe marché. Montréal est notre plus grande priorité, mais il faut un stade.»