L’heure fatidique approche pour Marc-Antoine Dequoy
Philippe Asselin
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MONTRÉAL | Marc-Antoine Dequoy n’a plus que quelques jours pour décider s’il veut poursuivre son association avec les Alouettes.
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Le maraudeur pourrait devenir joueur autonome le 10 février prochain, mais devra vraisemblablement faire un choix avant cette date.
Le 12 janvier dernier, l’entraîneur-chef Jason Maas a révélé que les Alouettes avaient fait une offre de contrat au Québécois de 31 ans et que la balle était maintenant dans son camp.
En lisant entre les lignes de la déclaration du pilote et des propos tenus par le directeur général Danny Maciocia depuis, il semblerait que l’offre déposée par le club est ferme et qu’elle ne sera pas éternellement disponible.
«Nous n’avons pas une date limite, mais ça s’en vient», a indiqué le DG vendredi.
«Nous continuons de nous parler et les échanges sont bons. Je m’attends à avoir une réponse dans les prochains jours, parce que le marché des joueurs autonomes s’ouvre bientôt et nous aurons besoin de savoir si nous aurons l’argent que nous lui avons offert ou pas.»
Même si «les prochains jours» constituent un laps encore un peu flou, il est possible de déduire que la limite doit avoir été imposée au début de la prochaine semaine.
Dimanche, à midi, une fenêtre de négociation s’ouvrira dans la LCF. Instaurée en 2020, celle-ci permet aux équipes de discuter librement avec les futurs joueurs autonomes. Cette période de négociation restera ouverte pendant sept jours et sera suivie de 48 heures durant lesquelles les footballeurs en fin de contrat ne pourront communiquer qu’exclusivement avec les clubs qui détiennent leurs droits.
Maciocia a-t-il demandé à Dequoy de faire son choix avant la mi-journée de dimanche? Lui a-t-il donné un ou deux jours supplémentaires pour voir si le gazon est plus vert de l’autre côté de la clôture?
Le DG, l’athlète et les quelques individus impliqués dans les négociations sont les seuls à pouvoir répondre, mais évidemment, l’état-major des «Als» veut avoir l’heure juste pour profiter pleinement de la fenêtre de négociation à venir.
Pas un politicien
Advenant que Dequoy refuse l’offre des Alouettes pour se joindre à une autre formation, ils seraient des milliers de partisans à déplorer la situation. L’ancien des Carabins de l’Université de Montréal est le visage le plus connu de l’équipe pour une très grande majorité de la population.
Le charismatique footballeur a rendu fiers bon nombre de ses compatriotes en décriant un manque de respect à l’endroit des francophones en marge de la finale de la Coupe Grey en 2023, en plus d’en avoir séduit plusieurs en révélant sa personnalité attachante en participant à deux téléréalités.

«Je suis conscient de la situation et je la comprends, a dit Maciocia à propos du statut de Dequoy auprès des amateurs et du grand public. Nous sommes une équipe et nous devons mettre nos meilleurs joueurs sur le terrain. Nous sommes jugés en fonction des victoires et des défaites.»
«Je suis le DG des Alouettes, pas le chef d’un parti politique. Je ne veux pas gagner un concours de popularité parce qu’il y a des élections. Moi, je veux remporter la Coupe Grey.»
Dequoy a également été électrisant sur le terrain depuis que l’organisation montréalaise l’a repêché en 2020, mais ses performances furent un peu moins dominantes lors des deux dernières campagnes.
Un élément qui n’échappe pas aux décideurs des Alouettes, et qui pourrait justifier une offre contractuelle impliquant un salaire moindre que celui qu’il touchait précédemment ou d’une durée en deçà de ses attentes.
«J’ai toujours dit que nous allions garder les meilleurs joueurs de chez nous ici, a martelé Maciocia. Si je quittais mon poste aujourd’hui, je pourrais dire que cette mission a été accomplie avec le nombre de Québécois qui jouent dans notre équipe, qui travaillent au sein de nos opérations football et que nous avons dans notre personnel d’entraîneurs. Nous allons continuer dans cette avenue, mais nous devons gagner des matchs.»
«Je crois fortement que Marc-Antoine peut contribuer à des victoires en 2026 et c’est à lui de prendre une décision», a conclu le directeur général des Alouettes sur ce sujet des plus polarisants.