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Sean Whyte : cet ancien DG des Alouettes lui a fait détester le football

JOHANY JUTRAS/LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Philippe Asselin

2026-01-20T05:00:00Z

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Les partisans des Alouettes ont de quoi être comblés depuis le début de l’ère Danny Maciocia à Montréal, surtout si on compare avec les années qui ont précédées son embauche à titre de directeur général...

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C’est Kavis Reed qui occupait les fonctions de DG des «Moineaux» avant lui. Les exemples sont nombreux pour démontrer à quel point ce dernier n’a pas fait du bon boulot.

Rappelons notamment qu’il avait été congédié pour éviter des «problèmes légaux», selon les propos de l’organisation à l’époque. 

On a plus tard appris que Reed était suspecté d’avoir tenté de contourner le plafond salarial de la LCF, en effectuant des paiements à une société écran établie au nom d’un joueur qui, par la suite, a distribué des enveloppes d’argent comptant à d’autres membres de l’équipe. Une allégation qu’il a toujours niée.

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo Pierre-Paul Poulin

Le botteur des Lions de la Colombie-Britannique Sean Whyte a récemment participé au podcast Canadian Football Central, où il a discuté de son passage avec les Alouettes entre 2011 et 2015.

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L’athlète de 40 ans a adoré œuvrer sous les ordres de Marc Trestman lors de ses deux premières campagnes dans la métropole québécoise, mais a aussi révélé être de ceux qui ont vécu une très mauvaise expérience avec Reed.

Il affirme même qu’il lui a fait détester le football. À la dernière saison de Whyte avec les Alouettes, Reed était le coordonnateur des unités spéciales de l’équipe.

«Boris Bédé est arrivé et il lui a juste donné mon poste. Je venais d’être nommé sur l’équipe d’étoiles la saison précédente. Je bottais le ballon mieux que jamais et je venais de connaître mon meilleur camp d’entraînement à vie. De son côté, il [Bédé] ratait presque tous ses bottés.»

Un visage à deux faces

Après le camp d’entraînement en question, Whyte a été identifié comme le botteur titulaire du club. À la première pratique de la première semaine d’activité, c’est plutôt Bede qui semblait être l’élu.

«Je suis allé dans le bureau de Kavis et il m’a dit : "Tu as fait tes preuves, ne t’inquiète pas. Ce gars-là devra être Superman pour te voler ton poste". Le lendemain, j’avais une note dans mon vestiaire me demandant de retourner le voir. Kavis m’a simplement dit que Boris était le choix de l’équipe.»

Les Alouettes ne l’ont cependant pas libéré, ce qui l’a rendu malheureux comme les pierres.

«J’ai tout fait en mon pouvoir pour qu’ils me libèrent. J’avais la gueule de bois pratiquement tous les jours. J’étais absolument misérable. Ce sont les moments les plus sombres de ma vie.»

«J’avais l’impression de m’être fait avoir. Je détestais être traité de cette façon et je détestais le football»

Merci à Tom Higgins

Le souhait de Whyte a finalement été exhaussé par Tom Higgins, l’entraîneur-chef des «Als» à l’époque.

«Il m’a fait venir dans son bureau et m’a demandé de signer un papier. Il m’a dit : "C’est pour ta libération et j’ai dû me battre pour l’obtenir. Je me fais congédier la semaine prochaine, signe ici. Ils vont simplement continuer de te faire languir." J’ai signé, j’ai rapidement fait mon sac et je suis parti sans parler à personne.»

Whyte est ensuite retourné chez lui en Colombie-Britannique et était prêt à accepter un travail manuel. Son père l’a toutefois convaincu d’accepter un essai avec les Eskimos d’Edmonton. Il joue encore dans la LCF 11 ans plus tard, et est considéré comme l’un des meilleurs de sa profession.

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