«L’heure est grave si on ne fait rien», prévient le vice-président de l’Union des artistes sur l’avenir de la télé québécoise

Frédérique De Simone
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Le comédien Pierre-Luc Brillant, vice-président de l’Union des artistes, propose la création d’une grande plateforme nationale qui hébergerait et agréerait tous les contenus québécois, pour rescaper la télévision québécoise.
L’acteur et musicien, qui a publié une lettre d’opinion à ce sujet mardi dans les pages de La Presse, propose de revoir la plateforme de Télé-Québec, ou même d'en créer une nouvelle, pour y rendre accessible une majorité de contenus québécois qui ont été financés en partie par les contribuables, mais qui sont désormais évaporés dans la nature et presque impossibles à rattraper.
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«L’heure est grave si on ne fait rien», a-t-il dit mercredi matin à l’émission de Mario Dumont, dans les studios de QUB radio, à l’antenne du 99,5 FM Montréal.
«Il y a un effritement radical de l’audimat en télévision. La télévision traditionnelle devient aujourd’hui une espèce de vieux site réservé à un public d’un certain âge. Ce qui fait que les jeunes n’écoutent à peu près plus la télé», a-t-il ajouté, indiquant qu’Illico, Tou.tv et Crave pourraient faire front commun.
Dans son idéal, les producteurs seraient tenus de déposer leurs œuvres après un certain délai prescrit, qui serait géo-restreint, a imaginé le comédien au cours de son entrevue avec Mario Dumont.
«Ce n’est pas vrai que si on impose du contenu québécois sur des plateformes comme Netflix, les gens vont nécessairement cliquer dessus. Les gens vont aller vers des trucs qui sont plus d’actualité ou dont ils ont entendu parler sur les réseaux sociaux », a-t-il suggéré.
Selon le comédien, les contenus québécois sont noyés dans la mer de contenus américains et anglophones, notamment parce qu’ils sont dispersés d’une plateforme à l’autre.
Un retour en politique
Pierre-Luc Brillant, qui a été candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de Rosemont lors des dernières élections, a laissé la porte ouverte quant à un retour en politique aux prochaines élections provinciales.
«Je n’ai pas de place, Rosemont ne m’appartient pas», a-t-il lancé, laissant savoir qu’il envisagerait de changer de circonscription advenant le cas où le député sortant, Vincent Marissal, qui siège actuellement comme indépendant depuis son départ de Québec solidaire, se représentait sous les couleurs du PQ.
«Pour l’instant, je vais me contenter de dire que j’aimerais ça revenir», a-t-il dit.