Tous les résultats
Publicité

Un séjour inconfortable à Montréal pour Leylah Annie Fernandez

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-12-19T15:26:27Z
2023-12-19T22:31:57Z

Partager

La joueuse de tennis Leylah Annie Fernandez n’a jamais voulu emprunter la voie la plus facile. Comme la fois où elle et son père, Jorge, également son entraîneur, ont eu l’idée de gravir la tour Eiffel, à Paris, en passant par ses escaliers escarpés. Simplement pour passer du sol au 2e étage: 674 marches. 

«C’était un peu long, un peu difficile, mais c’est un précieux souvenir pour moi, a-t-elle raconté, à propos de ce séjour remontant au tournoi de Roland-Garros de 2020, lequel avait été déplacé en septembre en raison de la pandémie de COVID-19. On avait pris beaucoup de belles photos... C’est rare que je reste dans ma zone de confort. Mes parents m’encouragent toujours à pousser mes limites et c’est grâce à eux que je suis ici.»

• À lire aussi: Elle préfère «Leylah Annie Fernandez»

• À lire aussi: Fernandez a songé à tout abandonner pendant un moment

• À lire aussi: Leylah Annie Fernandez s’ouvre sur l’une de ses vieilles craintes

Maintenant débarquée à Montréal pour s’entraîner en plein mois de décembre, Fernandez se retrouve loin des plages de la Floride depuis deux semaines et demie. C’est exactement ce qu’elle recherchait afin de sortir de sa zone de confort. 

Publicité

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo Pierre-Paul Poulin

Pendant que les snowbirds du Québec mettent le cap sur Miami, Fort Lauderdale ou Orlando, l’athlète de 21 ans aura fait le chemin contraire.

«On voulait venir dans un environnement différent de la Floride, a expliqué Fernandez, mardi, lors d’un point de presse tenu au stade IGA, soit à la veille de son retour vers le sud des États-Unis. Ici, de courir dans le froid, avec la pluie, la neige et la glace, ce n’est jamais facile alors on peut travailler un peu plus la mentalité.»

Trois manteaux, deux pantalons

Ayant eu droit à de petites vacances à Walt Disney World, à Orlando, après le triomphe du Canada à la Coupe Billie Jean King en novembre, la jeune femme, guidée par son père, a voulu se mettre au défi avant d’attaquer 2024.

Vivant habituellement en Floride, elle a l’habitude des plages de la Floride ou de longues courses sur l’île de Key Biscayne. La joueuse de tennis peut jogger seule, pendant une heure et sans pause... Cela travaille l’aspect mental, mais jamais comme sur les trottoirs glacés de Montréal.

«Je me souviens de la première fois où je suis allée dehors, à propos de son présent séjour à Montréal. Il faisait un peu froid. J’ai mis trois manteaux et deux pantalons.»

Publicité

«En Floride, j’aime passer des journées à la plage pour m’entraîner, faire des sprints dans l’eau et plusieurs autres exercices, a-t-elle comparé. Ça m’aide physiquement et j’ai une belle vue. Il y a du soleil et la chaleur est parfaite. [...] J’étais quand même contente de venir à Montréal, là où tout a commencé.»

Honorée par Tennis Canada

Élue joueuse de l’année par Tennis Canada, mardi, Leylah Annie Fernandez s’est dite «honorée».

Actuellement détentrice du 35e rang mondial du classement en simple de la WTA, elle a parlé d’un changement de mentalité nécessaire pour atteindre de plus grands objectifs dans la prochaine année.

«Je veux finir 2024 dans le top 10, bien sûr, et pour y arriver il faudra bien faire au niveau de la constance, a-t-elle mentionné. Ça vient ensemble. Si je suis constante, le classement va venir.»

Avec papa... pour le moment

Après une courte semaine en Floride pour la période de Noël, Fernandez entend repartir dès le 26 décembre pour l’Australie, où aura lieu le premier tournoi du Grand Chelem de la saison du 14 au 28 janvier.

Durant son séjour à Montréal, la joueuse de tennis en a profité pour travailler un peu avec Francisco Sanchez, qui l’avait déjà aidée chez les juniors, mais elle compte continuer de travailler d’abord et avant tout avec son père, Jorge, pour le moment.

«Parfois, la simplicité, c’est la solution, a-t-elle convenu. On n’est pas désespérée à vouloir trouver absolument un entraîneur.»

La simplicité? Comme monter la tour Eiffel à pied. D’ailleurs, parmi les autres objectifs de Fernandez en 2024, une participation aux Jeux olympiques de Paris.  

  • Chez les hommes, c’est sans grande surprise que Félix Auger-Aliassime a été nommé joueur de l’année par Tennis Canada mardi. Le Québécois Gabriel Diallo est le joueur le plus amélioré chez les hommes, tandis que Marina Stakusic, l’une des artisanes du triomphe canadien à la Coupe Billie Jean King, a reçu la même récompense chez les femmes. Les vétérans Vasek Pospisil et Gabriela Dabrowski sont les athlètes les plus méritants en double, du côté masculin et féminin respectivement.  

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

Publicité
Publicité