Elle préfère «Leylah Annie Fernandez»


Benoît Rioux
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La rencontre d’une trentaine de minutes avec la joueuse de tennis Leylah Annie Fernandez se concluait, mardi, dans les bureaux du stade IGA quand un éminent collègue lui a posé la sempiternelle question concernant son nom: comment souhaite-t-elle qu’on l’appelle?
«Je préfère Leylah Annie Fernandez, a-t-elle répondu doucement. Avec Annie.»
Au moment de parler de sa jeune sœur durant la mêlée de presse, la meilleure joueuse de tennis canadienne a par ailleurs utilisé le nom complet de Bianca Jolie Fernandez.
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«Elle a 19 ans et c’est une très bonne joueuse de tennis», a-t-elle aussitôt précisé.
En plus de Leylah Annie, sa sœur était aussi à Montréal pour s’entraîner depuis le début du mois de décembre. Ensemble, elles ont déjà joué en double sur le circuit de la WTA, notamment à Toronto, en 2022. Les sœurs Fernandez avaient même alors savouré la victoire au premier tour contre un duo formé de la Belge Kirsten Flipkens et de l’Espagnole Sara Sorribes Tormo.
En double avec sa sœur aux Jeux de 2028?
En évoquant ses plans d’avenir, Leylah Annie Fernandez admet qu’une participation aux Jeux olympiques avec sa sœur, un jour, lui a déjà traversé l’esprit.
«C’est un rêve qu’on a depuis longtemps, a noté celle qui occupe le 20e rang de la WTA dans la spécialité du double. Pour moi, c’est toujours un bonheur de partager le court avec elle. Nous avons eu l’opportunité de le faire, l’an dernier, à Toronto, et nous nous étions amusées beaucoup.»
À plus court terme, il est plus logique d’espérer voir Leylah Annie Fernandez en compagnie de Gabriela Dabrowski aux Jeux olympiques de Paris, si le Canada peut évidemment se qualifier.
«Une médaille d’or en simple, en double et en mixte, c’est ça le rêve, a extrapolé Leylah Annie Fernandez, à propos du prochain rendez-vous olympique. On veut gagner! Je n’ai aucune idée encore des épreuves auxquelles je pourrais participer à Paris. Il faut d’abord voir si je me qualifie, mais pour moi, les Jeux olympiques représentent un événement très, très important.»
Les doigts croisés
Fernandez assure avoir beaucoup appris auprès de Dabrowski, rappelant le récent triomphe du Canada à la Coupe Billie Jean King, en novembre.
«Elle m’a appris beaucoup sur les tactiques, notamment sur la façon de jouer au filet, d’être toujours prête et de ne pas avoir peur de prendre des risques, a-t-elle mentionné. À chaque fois que je joue avec elle, j’apprends beaucoup.»
Avec Dabrowski aux Jeux de Paris en 2024, puis avec sa sœur, en 2028, à Los Angeles?
«On croise les doigts», a répondu Leylah Annie Fernandez, en éclatant de rire.