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Les Texans l’emportent et les Chargers se couvrent de ridicule

Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-01-12T01:29:28Z

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Contre toute attente, les Texans passent au tour suivant dans les séries éliminatoires de la NFL. Pas forcément parce qu’ils ont livré un grand cru, mais parce que les Chargers, éternels abonnés à l’autodestruction, ont redéfini l’art de se couler eux-mêmes.

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Les Texans l’ont emporté 32-12 et seront donc de nouveau en action la semaine prochaine. Ils ont survécu à un début de match catastrophique et leur défense les a tenus brillamment dans le coup. Par la suite, les innombrables cadeaux des Chargers ont suffi à gonfler leur avance confortable.

Par où commencer pour décrire ce duel qui n’en fut pas un?

Allons-y avec le quart-arrière Justin Herbert, d’abord. Dans toute la saison, il avait été victime de seulement trois interceptions. Il en a lancé quatre dans ce seul match et pour la troisième fois depuis qu’il est arrivé dans la ligue en 2020, il n’a pas réussi 50% de ses passes.

Parfois, il a vraiment été le coupable. Comme sur une passe imprécise à Ladd McConkey, qui a fini dans les mains du maraudeur Eric Murray, qui n’attendait pas mieux qu’une telle offrande sacrificielle pour retourner le ballon dans la zone des buts.

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À d’autres moments, ce n’était clairement pas Herbert le coupable. Comme quand il a lancé une passe parfaite dans les numéros de l’ailier rapproché Will Dissly, qui a échappé le ballon comme un savon dans sa douche, ledit ballon tombant directement dans les mains de l’excellent demi de coin Derek Stingley Jr.

En observant de manière conservatrice, au moins quatre passes des Chargers ont été échappées.

McConkey a excellé, comme à son habitude, avec neuf réceptions pour 197 verges et un touché. Les autres ailiers espacés de l’équipe ont capté deux passes pour 14 verges. S’il y a un problème chez les Chargers à attaquer avec plus d’urgence que n’importe quoi d’autre, c’est en plein ça.

Même la ligne à l’attaque, habituellement solide, a été poreuse à souhait, concédant quatre sacs du quart. Herbert a par ailleurs été frappé à neuf reprises. Là-dessus, il faut dire que les Texans misent sur un exceptionnel front défensif.

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Même quand ça va bien...

Pendant un bref instant, les Chargers ont eu l’air de vouloir revenir dans le coup, mais ces petits coquins finissent toujours par s’embourber. Après un long touché de McConkey qui réduisait l’écart à 11 points au quatrième quart, ils ont complètement erré sur leur botté de transformation.

Le botté a été bloqué et le botteur Cameron Dicker, dans un geste aussi ridicule que lunatique, a simplement rabattu le ballon au sol plutôt que de l’attraper et de mettre fin au jeu. Les Texans l’ont récupéré et filé dans la zone des buts avec deux points additionnels, gracieuseté d’une équipe plus comatique que le belle aux bois dormants.

Sur la séquence, le descripteur de CBS, Ian Eagle, a parfaitement résumé le tout en affirmant que « même quand les Chargers font quelque chose de bien, ils font quelque chose de mal ».

Avouez que c’était totalement dans le mille!

Les Texans résilients

Les Texans, pour leur part, ont frôlé l’apocalypse en début de rencontre avant de remettre joliment le train sur les rails.

Dès la première séquence, les Chargers ont traversé une bonne partie du terrain pour inscrire les premiers points du match avec un placement.

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À leur tour à l’attaque, les Texans ont vu le receveur John Metchie commettre un échappé dans leur zone à la ligne de 33. Mais les Chargers n’ont franchi que 12 verges pour se contenter d’un autre placement. C’est probablement dans de tels détails que le match s’est joué puisque les Texans ont profité de ce manque d’opportunisme pour rester en confiance.

Il aura fallu tout près d’un quart de jeu pour que l’attaque récolte un premier jeu. Les Texans n’avaient accumulé que 47 pauvres verges d’attaque au deuxième quart quand le réveil a sonné sur un superbe jeu de CJ Stroud, qui a sauvé les siens d’une catastrophe.

Après un échange raté entre lui et son centre, le quart-arrière a dû récupérer le ballon et s’évader de sa pochette pour ensuite repérer son receveur Xavier Hutchinson sur 34 verges. Par la suite, l’attaque a retrouvé ses repères et Nico Collins a inscrit le premier touché des siens.

Bref, pendant que l’attaque se cherchait, la défense a tenu le fort jusqu’au réveil. Malgré trois revirements à leurs dépens, les Texans sont parvenus à s’accrocher dans une performance qui ne passera pas à l’histoire, mais ils ont le mérite d’avoir fait le boulot en dépit d’une fin de saison inquiétante.

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De leur côté, les Chargers quittent sur une note amère, mais il ne faut pas perdre de vue que cette équipe a gagné 11 matchs cette saison après une saison de 5-12. Il faut maintenant rajeunir la défense un brin et surtout, donner plus de munitions à Justin Herbert.


LES 3 ÉTOILES DU MATCH

Nico Collins

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Le receveur des Texans, qui est la seule véritable arme redoutable pour CJ Stroud dans l’arsenal aérien dégarni, a terminé le match avec 7 réceptions pour 122 verges et un touché. Pas évident, quand les autres ailiers espacés sont Xavier Hutchinson, John Metchie et Robert Woods.

Will Anderson Jr.

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Le chasseur de quarts de deuxième année a été extraordinaire pour les Texans avec une tonne de pressions sur Justin Herbert et 1,5 sac du quart. Il a aussi rabattu deux passes.

Derek Stingley Jr.

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Oui, sa première interception était le résultat d’un cadeau, mais c’était mérité et il en a ajouté une deuxième à sa fiche. Avec cinq passes rabattues, il a démontré toute son utilité pour la défense des Texans.

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