Alex Ovechkin, la Coupe du monde, Félix Auger-Aliassime: des questions à répondre pour 2026

Ian Gauthier
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L’année 2025 est maintenant derrière nous et entre le sacre du Canada à la Confrontation des 4 Nations, l’impressionnant parcours des Blue Jays de Toronto ou encore, les succès de Victoria Mboko à l’Omnium Banque Nationale de Montréal, les amateurs de sports ont eu droit à de nombreuses émotions fortes.
Or, à première vue, il semble que l’année 2026 ne sera pas en reste, alors que les Jeux olympiques d’hiver et la Coupe du monde de soccer seront au menu, pour ne nommer que ça.
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Alors à l’approche de cette année sportive qui promet, voici des questions à répondre dans les 12 mois à venir. Nous vous en propose quatre autres ici.
Est-ce que Christian Mbilli obtiendra enfin un combat de championnat du monde?
L’an dernier, cette question semblait verrouillée : les titres mondiaux chez les 168 livres appartenaient tous à «Canelo» Alvarez et il semblait très compliqué pour le clan Mbilli d’obtenir la chance d’affronter le populaire cogneur mexicain. Mais «Canelo» a été battu par Terence Crawford, l’automne dernier, ce qui a changé la donne. Qu’allait faire Crawford avec ces ceintures? On a eu la réponse à la mi-décembre : Crawford a annoncé sa retraite à 38 ans et tous les titres des super-moyens devraient être remis en jeu.
Un combat de championnat entre Mbilli et le Britannique Hamzah Sheeraz a déjà été ordonné par la WBC. À 30 ans, Mbilli, un boxeur des plus spectaculaires, a fait tout ce qu’il fallait pour mériter cette chance. Ses promoteurs chez Eye of the Tiger Management doivent se réjouir, puisqu’un autre de leur protégés, le Cubain Osleys Iglesias, pourrait quant à lui avoir la possibilité de se battre pour le titre IBF des super-moyens.
Est-ce qu’Adrian Newey sera capable de livrer une monoplace des plus compétitives à Aston Martin?
La saison 2025 en fut une autre plutôt décevante pour l’écurie de Formule 1 Aston Martin et le pilote québécois Lance Stroll, alors qu’aucun podium n’a été enregistré ni par lui ni par son célèbre coéquipier, Fernando Alonso. Mais le père de Stroll et grand patron d’Aston Martin, Lawrence, a pris les moyens de ses ambitions, en 2024, en complétant l’embauche du très réputé ingénieur anglais Adrian Newey, qui venait de quitter Red Bull. Ce dernier n’a pas conçu la monoplace 2025, mais celle de 2026 sera la sienne. L’homme de 66 ans prendra le titre de directeur d’équipe à partir de l’année prochaine et dirigera l’équipe technique. Newey a, depuis les années 1980, conçu 12 monoplaces qui ont remporté le championnat du monde des constructeurs et plusieurs autres qui ont été très compétitives. Peut-il répéter ses coups d’éclat avec Aston Martin?
Est-ce que le Canada sera en mesure de faire bonne figure à domicile lors de la Coupe du monde de soccer?
Le Canada a soulevé son peuple, au début de la présente décennie, en se qualifiant pour la Coupe du monde 2022, une première depuis celle de 1986. Dirigée par le tricheur John Herdman, l’équipe a cependant été éliminée dès la phase de groupes après avoir subi trois défaites en trois matchs. Quatre ans plus tard, le Canada n’a pas besoin de se qualifier puisqu’il est l’un des trois pays-hôtes de l’événement. Mais est-ce que la sélection, désormais dirigée par l’ancien coach de l’Impact Jesse Marsch, est en meilleure position qu’en 2022? Sa 28e place au classement de la FIFA, meilleure qu’en 2022, en est le premier indice. Marsch est un excellent entraîneur et le groupe de joueurs, toujours mené par l’attaquant Jonathan David et le latéral Alphonso Davies, a pris beaucoup d’expérience depuis. La sortie rapide en quarts de finale lors de la Gold Cup, l’été dernier, pourrait également servir de leçon aux Canadiens, qui ont connu des hauts et des bas, depuis, lors de matchs amicaux.
Est-ce que Bo Bichette choisira de rester à Toronto?
Sans surprise, le productif joueur d’arrêt-court a refusé l’offre qualificative des Blue Jays en novembre, celle-ci n’étant pas avantageuse pour lui, et il devient ainsi joueur autonome durant la présente saison morte. Disponible pour toutes les équipes, le joueur de 27 ans recevra sans aucun doute des offres très lucratives, les Yankees de New York et les Dodgers de Los Angeles (hé oui) figurant au nombre des clubs intéressés à ses services.
Bichette peut encore s’entendre avec les Blue Jays et les plans du directeur général de l’équipe, Ross Atkins, demeurent flous à ce sujet, mais certains estiment que le récent pacte de 210 millions $ accordé au lanceur Dylan Cease tend à indiquer que l’organisation torontoise se serait résignée à laisser partir le joueur-vedette.
Félix Auger-Aliassime peut-il enfin atteindre la finale d’un Grand Chelem ou même le gagner?
Brillant dans la deuxième portion de la saison 2025, le Québécois de 25 ans a atteint le cinquième rang mondial, un sommet dans sa carrière. Auger-Aliassime a tout un bilan pour l’année qui se termine, avec trois tournois remportés et une présence en demi-finale aux Internationaux des États-Unis, notamment. Enfin en santé, le jeune homme semble prêt à franchir le cap ultime en devenant l’un des tout meilleurs joueurs sur le circuit, un adversaire que personne ne veut avoir.
Pour concrétiser le tout, une présence en finale d’un tournoi du grand chelem est nécessaire et surtout, envisageable, même si rien ne sera facile avec le brio actuel des deux meilleurs joueurs de la planète, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz. Et pourquoi pas un titre? Il s’agirait d’un moment absolument unique dans l’histoire du sport québécois.
Est-ce qu’Alex Ovechkin en est à ses derniers milles dans la LNH?
Tout est sur la table pour le plus prolifique buteur de l’histoire de la LNH, qui a désormais 40 ans et qui en arrive à la dernière année de son présent contrat avec les Capitals de Washington. Le «Tsar» a atteint tous ses objectifs dans la LNH, mais il est difficile, à ce point-ci, de deviner ses intentions au sujet de la prochaine saison. Il s’était montré très évasif, en septembre dernier, lorsqu’il a été questionné à ce sujet. La possibilité de gagner une deuxième coupe Stanley avec les Capitals pourrait peut-être le garder à Washington, mais le club, qui va plutôt bien, ne semble néanmoins pas en voie d’y arriver à court terme. Ovechkin pourrait aussi être tenté de rentrer en Russie pour y disputer une ou quelques saisons avec le Dynamo de Moscou, son club formateur avec lequel il a disputé quatre saisons professionnelles avant de s’amener en Amérique du Nord. Enfin, il pourrait aussi décider qu’il en a assez et accrocher ses patins dès l’été prochain. Mais selon son vieil ami Andrei Markov, c’est peu probable. «Alex, c’est une machine. Il n’a pas encore fini», déclarait-il au Journal de Montréal, en octobre dernier.
La Victoire peut-elle enfin remporter le titre?
Après deux éliminations en demi-finale de la Coupe Walter, la Victoire de Montréal peut-elle enfin atteindre la grande finale en 2026, voire la remporter? Quand une équipe compte sur Marie-Philip Poulin, tout est possible. La formation montréalaise présente un visage renouvelé, cette saison, avec le départ de 10 hockeyeuses et l’arrivée de nouvelles patineuses qui sont pour la plupart plus imposantes et qui apporteront un peu plus de mordant. L’acquisition de l’attaquante américaine Abby Roque donne d’ailleurs déjà des résultats: la joueuse de 28 ans complète déjà bien le trio piloté par Poulin et Laura Stacey. La Victoire risque de bien porter son nom en 2025-2026.
Les changements de règlements dans la Ligue canadienne de football seront-ils bénéfiques pour le produit sur le terrain?
Le nouveau commissaire, Stewart Johnston, a frappé un grand coup en septembre dernier en annonçant la mise en place de nouveaux règlements qui rapprocheront la LCF de la populaire et toute-puissante NFL. Non, le football canadien ne passera pas à quatre essais, du moins pas dans un futur proche, mais cinq «changements importants» seront mis en place, dont trois dès la saison prochaine. Le règlement du simple sera modifié et des ajustements seront introduits, dont une horloge de jeu de 35 secondes, afin d’assurer un déroulement plus constant des matchs. Le tout dans le but de permettre «un plus grand nombre de touchés» et «des stratégies plus agressives», afin de rendre le football canadien encore plus divertissant. Est-ce que ces changements atteindront leur objectif? La réponse viendra l’été prochain, et il sera intéressant de voir quelles équipes en tireront profit le plus rapidement.