2026, une année folle dans le sport: entre les tensions politiques à la Coupe du monde et les problèmes d’aréna aux Jeux olympiques, voici les grandes questions qui marqueront les prochains mois


Jessica Lapinski
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La présentation, la même année, de la Coupe du monde de soccer et des Jeux olympiques, ne vient pas sans son lot de questionnements, voire de controverse.
Alors que 2026 s’annonce comme une année folle pour les amateurs de sports, voici quatre questions qui risquent d’entourer la tenue des événements les plus attendus de l’année. Nous vous en proposons d'autres ici.
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1) Les tensions politiques éclipseront-elles les stars du ballon rond à la Coupe du monde?
Ce qui s’annonçait comme la plus mondiale des Coupes du monde de soccer se déroulera finalement sur fond de tension politique interne et internationale à compter du 11 juin.
Les États-Unis, le Canada et le Mexique accueilleront, à partir de cette date, des joueurs issus de 48 pays, venus défendre l’honneur de leur drapeau, ballon rond au pied.
Jamais la grande fête du soccer n’a réuni autant de nations. Jamais trois pays n’avaient accueilli en même temps l’un des plus grands événements sportifs internationaux.
À cela s’ajoutent, bien sûr, ces millions d’amateurs de soccer qui voudront assister à la grande fête, et qui, pour bon nombre d’entre eux, traverseront les frontières pour le faire.
Interdiction d’aller encourager
Mais voilà: comme vous le savez, la relation entre le Canada et les États-Unis est loin d’être au beau fixe. Il en va de même pour celle qui unit le gouvernement américain à celui du Mexique.
Ici, Toronto et Vancouver accueilleront un total de 13 rencontres. Au Mexique, ce sont aussi 13 parties qui seront disputées à Mexico, Guadalajara et Monterrey.
C’est donc dire que le reste des 104 matchs – 78, plus précisément – seront présentés dans 11 villes américaines. C’est le cas pour toutes les confrontations jouées à partir de la ronde des 16.

Déjà, l’administration Trump a annoncé que les Haïtiens et les Iraniens qui souhaitent venir encourager leur équipe aux États-Unis n’obtiendront pas la permission d’entrer au pays. Les deux nations sont visées par une interdiction d’entrée aux États-Unis, tout comme les citoyens de 17 autres pays. Et elles disputeront toutes deux leurs matchs préliminaires en sol américain

Les joueurs, entraîneurs et membres des familles des deux délégations pourront faire le déplacement, mais pas les partisans.
Des experts craignent donc que certains spectateurs étrangers se voient refuser l’entrée aux États-Unis. D’autres évoquent des risques de déportation.
Des villes menacées
Dans les dernières semaines, le président Donald Trump a aussi menacé certaines villes américaines dirigées par des administrations démocrates de leur retirer les rencontres de la Coupe du monde qu’elles étaient censées accueillir. À moins d’y envoyer la garde nationale.
À la fin novembre, Trump a cité en exemple Los Angeles. Boston fait également partie des villes ciblées par les propos du président.
«Dans le cas de la Californie, il y a un problème, a déclaré Trump, dont les propos ont été repris par CNN. Le taux de criminalité est élevé et la région vient de subir de terribles incendies, entre autres catastrophes. Les autorités n’ont pas fait du bon travail.»
Mais la tenue de ce grand événement dans trois pays soulève aussi des questions en ce qui a trait à la gestion des frontières. On peut s’attendre à ce que des dizaines de milliers d’amateurs de «foot» se déplacent d’un pays à l’autre pour assister à des matchs.
Et il y a la question des tarifs douaniers, qui pourraient avoir un impact, par exemple, sur la gestion de l’inventaire pour les nations qui participent à la Coupe du monde et qui devront se faire envoyer de l’équipement du Canada aux États-Unis ou vice-versa.
2) Comment sera l'amphithéâtre à Milan?
Les Olympiques d’hiver de Milan-Cortina d’Ampezzo, en février, marqueront le grand retour des hockeyeurs de la LNH aux Jeux. Ils étaient absents depuis ceux de Sotchi, en 2014, sous plusieurs prétextes: le long voyagement entre l’Amérique du Nord et l’Asie, le décalage horaire, les assurances, alouette...
Mais voilà que des retards importants entourant la construction de l’aréna Santagiulia, à Milan, sont venus assombrir ce moment attendu. Un événement préparatoire, qui devait se tenir en décembre dans l’amphithéâtre de 16 000 places, a été déplacé. Un autre doit finalement avoir lieu en janvier.

Tant la LNH que la Fédération internationale de hockey ont émis des inquiétudes sur l’évolution des travaux ainsi que sur la qualité des installations.
Cet amphithéâtre doit accueillir les principaux matchs de hockey masculin ainsi que féminin.
3) Mais ce sera qui, le premier choix au repêchage?
Que Gavin McKenna soit le premier choix du prochain repêchage de la LNH, le 26 juin, relevait de l’évidence il y a quelques semaines à peine.
Mais tout à coup, l’évidence n’est plus aussi... évidente. C’est que l’attaquant qui a célébré ses 18 ans en décembre ne connaît pas la production à laquelle on aurait pu s’attendre depuis qu’il est devenu le plus gros nom à faire le saut du circuit junior canadien à la NCAA.
L’an passé, l’ailier gauche originaire du Yukon avait écrasé la compétition avec une récolte de 129 points – dont 41 buts – en 56 parties avec les Tigers de Medicine Hat, dans la WHL.

Depuis son arrivée dans la NCAA, McKenna revendique 18 points en 16 matchs avec l’Université Penn State.
Ce qui est loin d’être désastreux, mais aussi loin des standards de Macklin Celebrini, le premier choix il y a deux ans. L’attaquant des Sharks de San Jose avait inscrit 64 points en 38 rencontres avec l’Université de Boston. Et il avait 17 ans.
Ainsi, McKenna a dégringolé de quelques rangs sur les listes de certains experts, mais pas tous. Son jeu trop en périphérie fait aussi froncer des sourcils. Le défenseur Keaton Verhoeff et (ou?) l’attaquant Ivar Stenberg le devanceront-ils?
4) Le Canadien sera-t-il en séries, dans «le mix» ou loin de tout ça?
Ça reste quand même elle, la question qui risque de faire le plus jaser les amateurs de sports au Québec.
Quel est le vrai visage du Canadien? Celui excitant d’octobre ou celui plus inquiétant de novembre? Et si c’est le second, Kent Hughes bougera-t-il pour améliorer l’équipe, en quête d’une place en séries éliminatoires, ce qui était l’objectif en début de saison?

Les joies d’octobre nous l’ont fait oublier, mais plusieurs incertitudes entourent encore ce jeune club, capable d’être exaltant comme décevant.
Gagne ou perd, les prochains mois s’annoncent à tout le moins divertissants.