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Les problèmes de SAAQclic étaient connus de la ministre des Transports et du ministère de François Legault avant le fiasco

Photo portrait de Nicolas Lachance

Nicolas Lachance

2025-03-02T13:11:33Z

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En plus de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, le ministère de François Legault a su que les tests finaux n’étaient pas terminés quelques semaines avant le lancement du fiasco SAAQclic et qu’il y avait peu de marge de manœuvre pour réussir ce déploiement.

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Hier, notre Bureau parlementaire révélait que, dès le 2 novembre 2022, la ministre Geneviève Guilbault s’était fait présenter l’état des lieux du projet SAAQclic en novembre 2022.

Le document obtenu par notre Bureau parlementaire tard samedi signale qu’elle était au courant de plusieurs retards et du peu de marge de manœuvre d’au moins six indicateurs du projet. Ces indicateurs apparaissent en rouge et en jaune dans le document qui a été présenté à la ministre.

Elle savait également que le ministre Éric Caire avait reçu une présentation similaire du projet le 31 octobre 2022. «On était devant les faits accomplis», a mentionné une source près du dossier.

La Presse révèle, dimanche matin, que le ministère qui relève directement du premier ministre François Legault, le conseil exécutif, a eu droit à une mise à jour du projet SAAQclic en novembre 2022.

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Nos sources confirment que le secrétaire général Yves Ouellet a également été informé des défis du projet avant son déploiement.

Il s’est fait présenter le même document indiquant le «statut d’avancement du projet».

Pour Mme Guilbaut, cette présentation a eu lieu 13 jours après son assermentation à titre de ministre des Transports.

En ce qui a trait aux dépassements de coûts, le document présenté à la ministre indique que «les budgets confirmés en septembre 2020 sont respectés».

Tests finaux

La mise en service du projet SAAQclic devait avoir lieu «en fonction des résultats des Tests intégrés finaux».

Toujours selon nos informations, le ministre Éric Caire et le secrétaire général Yves Ouellet devaient s’assurer que tout serait réglé avant que le projet puisse être déployé.

Un mystère demeure: est-ce que la ministre a fait un suivi de la situation auprès de la SAAQ avant le déploiement?

Dans un rapport qu’elle a déposé la semaine dernière, la vérificatrice générale du Québec a rapporté que le budget de 638 millions $ pour le projet de la transformation numérique de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) avait explosé et que les coûts atteindraient «minimalement» 1,1 milliard $. Des retards et des problèmes y sont aussi exposés.

«Aucune de ces échéances n’a été respectée, ce qui a mené le conseil d’administration de la SAAQ à accepter la recommandation de repousser la mise en service de la livraison 2 de décembre 2022 à février 2023. Malgré ce report, des tests n’étaient pas terminés lorsque la livraison 2 a été mise en service», rapporte la VG.

Depuis, le premier ministre François Legault affirme que son gouvernement a été berné. Éric Caire, François Bonnardel et Geneviève Guilbault soutiennent qu’ils ont été «trompés». «On nous a menti», ont-ils dit.

Or, après le dépôt du rapport de la vérificatrice générale, de nombreuses révélations se sont succédé dans les médias, ce qui a mené à la démission du ministre Caire.

Au courant?

Le Journal a demandé à la ministre Geneviève Guilbault si elle avait eu une rencontre avec Karl Malenfant.

«Je crois qu’il a déjà participé à une des rencontres. Mais je ne suis pas certaine à 100%. Moi, je faisais affaire avec le PDG [Denis Marsolais]. J’ai rencontré aussi le président du conseil d’administration [Konrad Sioui], à l’époque», a-t-elle déclaré en marge d’une séance d’information sur le troisième lien, se défendant d’avoir un rôle à jouer dans le fiasco.

«Moi, je n’avais pas la vanité de penser que j’ai suffisamment d’expertise informatique pour me plonger dans le détail de tout ce qui a été élaboré pendant dix ans.»

Jeudi, le député Éric Caire a démissionné de son poste de ministre dans la foulée du fiasco SAAQclic.

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, du Bureau parlementaire

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