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Les Patriots sont de retour

Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette
2025-10-06T04:26:47Z

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Les Patriots ont lancé un message sérieux au reste de la NFL : nous sommes bel et bien de retour.

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Leur victoire de 23-20 face aux Bills représente fort probablement un point tournant majeur pour l’organisation après quelques années misérables.

Jusqu’ici cette saison, les Patriots avaient l’air d’une équipe améliorée par rapport à l’an dernier, mais ils n’avaient battu que les Dolphins et les Panthers. En battant les Bills, à Buffalo, en plein match du dimanche soir à heure de grande écoute, ils ont obtenu une véritable victoire de type signature.

Ce qui retient l’attention par-dessus tout, c’est l’émergence du quart-arrière Drake Maye. À sa deuxième année, Maye semble véritablement en voie de s’établir comme le quart-arrière de franchise attendu depuis le départ de Tom Brady.

Maye a réussi 22 de ses 30 passes pour 273 verges. Il n’a pas lancé de passe de touché et n’a pas commis de revirement. Voilà pour les chiffres, mais sa performance a été bien plus significative que ces quelques données statistiques qui parlent peu.

Maye a été phénoménal pour s’évader de la pression appliquée par les Bills. En deuxième demie, il a été pratiquement parfait avec 13 passes réussies en 14 tentatives, pour 184 verges. Au quatrième quart, loin d’être affecté par l’ampleur du moment, il a réussi ses six passes pour 90 verges.

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Merci, Diggs!

Son receveur favori, Stefon Diggs, semblait littéralement possédé, lui qui affrontait son ancienne équipe. Il a été fumant avec 10 réceptions pour 146 verges.

Les Patriots, la saison passée, ont vu poindre des faisceaux d’espoir concernant Maye, qui apprenait sur le tas à sa saison recrue sans véritables armes de qualité à ses côtés. L’arrivée de Diggs change la donne. Il est devenu le premier ailier espacé des Patriots depuis Julian Edelman, en 2019, à connaître deux matchs de suite de 100 verges ou plus.

Un effort complet

Tout ça, c’est sans parler de l’effort défensif. Le retour au jeu du demi de coin Christian Gonzalez, qui avait raté les trois premiers matchs, procure à l’équipe un autre jeune membre d’une fondation très prometteuse.

La défense a aussi tenu le porteur de ballon James Cook en échec pour une rare fois cette saison, lui qui a été limité à 49 verges en 15 courses.

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Évidemment qu’une victoire ne garantit pas que les Patriots vont faire un long bout de chemin en janvier. Ce que cette victoire signifie, toutefois, c’est que les Patriots risibles des dernières années sont laissés derrière.

Il n’aura fallu que cinq semaines aux Dolphins de 1972 pour savourer le champagne. Probablement que les bouteilles n’étaient même pas au froid!

Aucune équipe invaincue

Les Bills ne sont plus invaincus, tout comme les Eagles, qui ont perdu plus tôt dans la journée face aux Broncos. Il est donc assuré, encore une année, que les Dolphins de 1972 demeurent la seule équipe à avoir connu une saison sans défaite.

Les Bills n’étaient pas à leur meilleur dernièrement contre des équipes clairement plus faibles qu’eux. Tôt ou tard, à jouer nonchalamment, ils allaient être rattrapés par leurs bévues.

Toute bonne chose a une fin et ils ont perdu la bataille des revirements pour la première fois en 26 matchs. Ça devait arriver un jour. À leurs 14 derniers matchs, en incluant les éliminatoires, ils n’avaient pas commis deux revirements ou plus dans un match. Chapeau aux Patriots d’avoir su créer ces occasions.

C’est donc un effort d’équipe complet qui a propulsé les Patriots. Par-dessus tout, rien ne va rassurer plus leurs partisans que le rendement très encourageant de Maye.

La saison dernière, même si Maye montrait des signes encourageants, l’attaque aérienne a terminé au dernier rang dans la ligue. En 2023, c’était au 28e rang. Cette année, ils logent au huitième échelon.

Maye démontrait jusqu’ici, malgré les insuccès de l’équipe, qu’il était un athlète de qualité. Bien plus important, face aux Bills, il a démontré qu’il serait pour eux un meneur de qualité.

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