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Non admissibles aux vaccins, les moins de 12 ans sont à risque face au variant Delta

TVA Nouvelles

2021-08-12T21:24:26Z

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À l’heure d’une nouvelle pandémie des non-vaccinés, et de l’émergence du variant Delta au Québec, le cas des enfants de moins de 12 ans, non admissibles au vaccin, soulève des questions.

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Les cas de contaminations par le variant Delta, plus contagieux, risquent de faire augmenter les cas de contaminations chez les enfants, qui ont tendance à être moins à risque face à la COVID-19.

«Ce qu’on voit aux États-Unis reflète le nombre d’enfants infectés par la COVID et, comme au début, il y a une proportion de ces enfants-là qui sont hospitalisés. Donc plus le nombre d’enfants infectés est haut, plus il va y avoir un nombre absolu d’enfants qui vont être hospitalisés», a expliqué à TVA Nouvelles la Dre Sze Man Tse, pneumologue au CHU Sainte-Justine.

«Au Québec, vu que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas encore admissibles à la vaccination, il se peut qu’il y ait plus de transmissions à ce niveau d’âge là, ce qui se traduit par un plus grand nombre d’enfants qui pourraient être hospitalisés», a-t-elle poursuivi.

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La COVID longue

Pour une certaine partie de la population adulte qui a été infectée par la souche initiale de la COVID, une forme plus durable de la maladie, marquée par des séquelles sur le long terme et même après s’être rétabli, a pu être observée.

Cette forme de COVID longue est «assez rare chez les enfants, plus rare que chez les adultes, ce qui est rassurant à ce niveau-là. Mais il y a quand même une minorité d’enfants, pour qui l’infection initiale n’était pas très sévère, qui n’ont pas eu besoin d’hospitalisation, mais qui présentent des symptômes persistants. Chez nous, en pneumologie, on remarque des cas d’essoufflement et de douleurs thoraciques, et ce même plusieurs mois après l’infection initiale», précise la docteure.

Pas de traitements

Alors que le vaccin est le meilleur moyen de se protéger, il n’y a, pour le moment, pas de traitements pour ces symptômes, et on ignore leur origine.

«Dans ces cas-là, on fait une panoplie de tests pour comprendre quel est le problème. Heureusement, la plupart de ces enfants ont des tests de fonctions pulmonaires qui sont normaux. On ne comprend pas ce qui peut créer les symptômes, mais la capacité de leurs poumons est quand même normale», précise l’experte. «On a pu observer qu’avec le temps, les enfants se remettent progressivement de ces symptômes et peuvent reprendre une vie normale.»

Pas de masque dans les classes  

La rentrée scolaire arrive progressivement, et le port du masque, qui sera obligatoire dans les transports scolaires et dans les corridors, ne le sera pas dans les classes.

«Je pense que le port du masque est essentiel. Les enfants les plus jeunes peuvent transmettre le virus, ils ne sont pas vaccinés, donc pas à l’abri des infections et des complications. Le masque est un des moyens les plus efficaces pour les protéger et pour protéger aussi les proches de ces enfants-là», a-t-elle conclu.

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