Les Kings défendent la subvention du gouvernement du Québec

Jessica Lapinski
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Les Kings de Los Angeles ont défendu mercredi par l’entremise de leur président, Luc Robitaille, la subvention oscillant entre 5 à 7 M$ qui provient du gouvernement du Québec, pour les deux matchs qu’ils disputeront au Centre Vidéotron cette semaine. «C’est la business de la Ligue nationale, a déclaré l’ancien hockeyeur québécois. À chaque match présaison que tu joues en dehors de ton marché, tu négocies quelque chose.»
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Le montant de ce chèque remis par l’entremise de Gestev a fait couler beaucoup d’encre et fait encore plus de mécontents depuis presque un an. Québec solidaire a d’ailleurs appelé les citoyens à manifester contre la venue des Kings au Centre Vidéotron, jeudi.
M. Robitaille affirme que le Québec n’est pas le premier endroit à donner une subvention pour recevoir l’équipe durant le calendrier préparatoire de la LNH.
«C’était la même chose à Vegas, c’était la même chose en Utah [où le club a joué des matchs dans les dernières années], a-t-il soulevé. Et des fois, le gouvernement est impliqué, comme en Utah.»
«Ça fonctionne comme ça pour chaque équipe de la LNH. [...] Ça fait partie de la business», a ensuite réitéré le président.
Toujours du «manger partout»
Le deuxième ailier gauche le plus prolifique de l’histoire du circuit savait sans doute qu’il ne serait pas uniquement question de hockey lors de la conférence de presse de mercredi, qui se déroulait à environ 24 heures du premier match de son équipe au Centre Vidéotron, contre les Bruins de Boston.
D’ailleurs, il a amorcé la rencontre avec les journalistes en annonçant que 400 ensembles complets de hockey seront remis par les Kings à de jeunes hockeyeurs défavorisés de la région de Québec. «Je sais qu’il y a eu beaucoup de discussions entourant notre venue», a déclaré d’emblée le Montréalais d’origine, aujourd’hui âgé de 58 ans.

M. Robitaille n’a jamais perdu le sourire ni son bien connu sens de l’humour en répondant aux questions des journalistes. Mais il n’a pas voulu s’épancher sur certains sujets, comme la somme que recevrait son équipe ou le montant que coûtait à son club le déplacement vers Québec.
«J’ai pas les chiffres, mais ça coûte cher de runner une équipe de la LNH, a pointé Luc Robitaille. Tout le monde essaye de gagner. [...] Ça s’appelle la National Hockey League, mais nous, on appelle ça la never hungry league, parce qu’il y a toujours du manger partout!»
«Ce sont de grosses, grosses machines maintenant. C’est complètement différent de l’époque où moi je jouais [entre 1986 et 2006], a-t-il ajouté. Maintenant, on a peut-être 20 gars [hormis les joueurs et le personnel de hockey] qui voyagent avec nous. Et ça doit être comme ça: tout le monde est concentré sur la performance des joueurs et les bonnes organisations tentent de tout faire pour que les joueurs se concentrent sur leur prochain match.»

30 000 billets vendus
Vers midi, mercredi, 30 000 billets au total avaient été vendus pour les deux parties, sur 34 000. Il restait moins de 1800 billets à écouler pour celle de jeudi, contre les Bruins de Boston. Les Kings affronteront aussi les champions en titre de la Coupe Stanley, les Panthers de la Floride, samedi. Les deux rencontres auront lieu à 19h.
Luc Robitaille s’attendait à un grand engouement: «J’emmène Phillip Danault à Québec! a-t-il lancé. [...] Il n’y a rien qui me surprend au sujet de la passion des fans de Québec.»
Le président des Kings n'a d'ailleurs pas été le seul à devoir défendre la subvention, mercredi. Le ministre des Finances a été questionné par le co-porte-parole de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, à savoir s'il «signerait encore un chèque de 7 millions $ aux Kings», si c'était à refaire.
Ce à quoi Éric Girard a répondu qu'il lui «fera plaisir de faire le post-mortem après l'événement.»
«Je rappelle que notre objectif était de valoriser une infrastructure publique qui a été construite pour tenir des matchs de la Ligue nationale de hockey au coût de 400 millions $, a-t-il ajouté. Et qu'est-ce que ça vaut aujourd'hui, cette infrastructure? [...] Plus de 1 milliard.»