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Jessica Campbell accueillie à bras ouverts par les joueurs du Kraken

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-10-28T20:55:13Z

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Le monde du hockey est plutôt conservateur, alors on peut se demander comment une femme est reçue derrière un banc de la LNH. 

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«Ça ne change rien pour moi et pour tout le monde, assure Yanni Gourde après l’entraînement du Kraken de Seattle lundi. Tout le monde était super excité de son arrivée et jusqu’à présent ça va super bien et c’est plaisant de l’avoir avec nous.»

Dan Bylsma, qui l’a fait venir, il y a deux ans, chez les Firebirds de Coachella Valley, l’affilié de la Ligue américaine du Kraken, est heureux de la façon dont les joueurs de la LNH l’ont accueillie quand il a décidé de l’emmener avec lui lors de sa promotion chez le Kraken.

«J’applaudis les joueurs qui la voient que comme une entraîneuse, comme quelqu’un qui est là pour les aider.»

Est-ce qu’il s’est demandé si ça serait un défi pour elle d’être acceptée parce que c’est une femme? Sa réponse a été claire et nette.

«C’est un défi pour tous les entraîneurs.»

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Une émule

C’est en regardant un match de l’Allemagne lors du Championnat du monde de hockey que Bylsma s’est intéressé à Campbell. Il a aussi été intrigué par son travail avec des joueurs professionnels pendant l’été et par ses efforts pour aider Brent Seabrook à retrouver la forme après une blessure.

«Son parcours d’entraîneuse ressemble au mien quand j’étais jeune. J’ai arrêté de jouer à 33 ans et j’ai tout de suite commencé à diriger des gars avec qui j’avais joué et qui avaient mon âge.

«Quand je suis arrivé dans la LNH, j’avais 38 ans et je regardais des gars comme Bill Guerin, Philippe Boucher et Petr Sykora, ces deux derniers avec qui j’avais joué étant plus jeune. Je ne crois pas que l’âge ait quelque chose à voir dans la relation entre les joueurs et le personnel d’entraîneurs.»

Campbell a plein de raisons d’être heureuse de travailler avec Bylsma pour une troisième saison d’affilée.

«C’est une boule d’énergie qui est pleine de connaissance et d’expérience, note-t-elle. C’est un gagnant, il sait comment gagner et c’est un humain très authentique de même qu’un leader. Il est très positif, mais il peut aussi être dur avec les gars et j’apprécie ça. Il m’a aussi donné la capacité de faire mon travail au mieux de mes capacités.»

Humanisme

«J’aime sa capacité à communiquer avec les joueurs et à entrer en relation avec eux, explique Bylsma. Elle est capable de trouver ce qu’ils doivent corriger dans leur jeu pour qu’ils soient à leur mieux et pendant deux ans à Coachella Valley, elle l’a bien fait.»

On pourrait tomber dans les clichés et penser qu’une présence féminine apporte un autre point de vue. Ce n’est pas faux, mais ça serait réducteur de la percevoir ainsi. Campbell parle des qualités qui lui sont propres plutôt que de généraliser à l’ensemble des femmes.

«Je ne peux pas parler des différences entre les genres, mais je suis certainement une personne empathique et créative. Je suis là pour soutenir les gars et les traiter avec humanité. Il y a peut-être une sensibilité émotive qui transparaît parce que je n’ai pas peur de leur montrer ma vulnérabilité et de leur demander comment ils vont.»

Sa voix résonne chez les joueurs, comme en témoigne Shane Wright, qui la connaît depuis son premier camp de développement chez le Kraken.

«Elle est altruiste, elle place les autres devant elle et veut aider les gens. Elle a toujours une perspective positive et c’est une bonne voix à avoir autour de nous.»

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