Les joueurs de la LNH se protègent contre un lock-out

TVA Sports
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Les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) signent depuis le début de l’année 2024 des contrats qui les protègent contre un éventuel conflit de travail, a constaté dans ses recherches l’analyste de TSN Travis Yost.
La LNH et le syndicat des joueurs ont réussi jusqu’ici à bien s’entendre depuis le conflit qui a écourté de moitié la saison 2012-2013, mais dans un contexte où la LNH reprend plutôt lentement du poil de la bête sur le plan des revenus dans l’ère post-COVID, des précautions sont prises.
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Ainsi, on observe dans les calculs de Yost que, pour grossièrement 80% des contrats signés depuis le mois de janvier, des bonis à la signature sont prévus pour la saison 2026-2027, dans un contexte où la convention collective vient à échéance au terme de la campagne 2025-2026.
Comme ils sont généralement versés pendant la période estivale, ces bonis permettent aux joueurs de toucher de l’argent avant que leur salaire ne soit gelé pendant l’arrêt des activités de la Ligue.
D'ailleurs, si le contrat de Kaiden Guhle ne comprend pas de bonis à la signature pour 2026-2027, c'est le cas de celui signé au cours de l'été par Juraj Slafkovsky. Selon PuckPedia, les Canadiens feront un virement de 3 millions $ à l'attaquant slovaque à l'été 2026.
Des joueurs payés sont des joueurs prêts à en découdre plus férocement à la table des négociations : ce genre de contrat donne un important levier à l’Association des joueurs dans l’éventualité d’un conflit de travail.
On compte trois cas de conflits de travail dans l’histoire de la Ligue nationale : 1994-1995 (saison écourtée de 48 matchs), 2004-2005 (pas de saison) et 2012-2013 (calendrier de 48 rencontres), sans oublier une grève de 10 jours déclenchée par les joueurs le 1er avril 1992.