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Les Jets en route vers une première très peu enviable

Étienne Bouchard

2026-01-07T22:28:22Z

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Même s’il reste beaucoup de hockey à disputer et que rien n’est joué cette année, les Jets de Winnipeg traversent une zone de turbulence qui pourrait leur valoir un chapitre peu glorieux dans l’histoire de la Ligue nationale (LNH).

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Au lendemain d’un revers de 4 à 3 en prolongation aux mains des Golden Knights de Vegas mardi, la formation manitobaine affichait au compteur 35 points, ayant encaissé 10 échecs d’affilée. Ce faible total présenté exactement à la mi-saison laisse ainsi les Jets dans les bas-fonds du circuit: ils occupent le 32e rang, à deux points des Canucks de Vancouver.

Si la tendance se maintient, Winnipeg établira une première de l’ère moderne de la LNH en finissant dans la cave du classement général après avoir conclu la campagne précédente au sommet. Effectivement, le club autrefois situé à Atlanta a amassé 116 points en 2024-2025 pour empocher le premier trophée des Présidents de son existence. Mais actuellement, il se dirige vers une récolte de 70.

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Il faut remonter à la lointaine époque des six équipes originales pour retracer la seule autre occurrence du genre. En 1941-1942, les Rangers de New York ont dominé avec 29 gains et 60 points en 48 rencontres dans une ligue comprenant les Americans de Brooklyn.

L’année suivante, il faut croire que la suspension (puis fin) des activités de ceux-ci a mené en partie à la chute des Rangers. Dans un circuit à six formations, les Blueshirts ont accumulé seulement 11 victoires et 30 points en 50 sorties pour prendre le sixième échelon. D’ailleurs, ce fut la première de quatre apparitions consécutives de l’équipe en dernière place.

En 1942-1943, leur effectif comprenait un Montréalais de naissance, Phil Watson, qui a inscrit 42 points en 46 parties; le joueur de centre a gagné la coupe Stanley avec le Canadien un an plus tard. Au nombre des patineurs des Rangers figurait également l’ailier Bryan Hextall, deuxième meilleur pointeur des siens et aussi grand-père de l’ex-gardien Ron Hextall.

Maintenant ou jamais?

Pour revenir aux Jets, s’ils sont incapables de profiter de leurs quatre prochains duels – tous prévus à domicile – les carottes seront cuites. Ils recevront les Oilers d’Edmonton jeudi et les Kings de Los Angeles le lendemain, avant d’accueillir deux rivaux de l’Association de l’Est, les Devils du New Jersey et les Islanders de New York, dimanche et mardi respectivement.

«J’ai vécu de telles séquences durant ma carrière, et pas seulement au sein de groupes aussi talentueux que celui-là, qui comprend un gardien de classe mondiale [Connor Hellebuyck], un trio de premier plan et d’excellents défenseurs. Il y a des vétérans, gars étant dans la ligue depuis longtemps et qui ont gagné. Il ne s’agit pas de jeunes qu’on amène pour voir si ça fonctionne, a affirmé l’arrière Luke Schenn, tel que rapporté par le quotidien Winnipeg Sun. C’est un très bon groupe, mais on n’y arrive pas au bout du compte. C’est ainsi.»

La troupe de l’entraîneur-chef Scott Arniel accuse un retard de 10 points sur les Sharks de San Jose, détenteurs du second laissez-passer des clubs repêchés dans l’Ouest. Et c’est sans oublier tous les adversaires possédant les places 9 à 15 qu’ils devront dépasser.

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