Coupe Stanley au Canada : la malédiction risque de se poursuivre en 2026


Benoît Rioux
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Chose certaine, il ne faut pas compter sur les Flames de Calgary, les Canucks de Vancouver ou les Jets de Winnipeg pour mettre fin, cette année, à la malédiction des équipes canadiennes, qui n’ont pas ramené la Coupe Stanley au pays depuis 1993.
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C’est le comble: trois clubs du Canada occupent provisoirement les trois dernières positions du classement général de la Ligue nationale de hockey : les Flames sont au 30e rang, les Canucks au 31e échelon et les Jets à la 32e et dernière place.
Pour tracer un portrait simple, les espoirs dans l’Association de l’Ouest reposent essentiellement sur les épaules des Oilers d’Edmonton, déjà finalistes malheureux contre les Panthers de la Floride au cours des deux dernières années.
Stars et Wild en 1re ronde?
Malgré le brio de Connor McDavid, qui domine la LNH avec 75 points en 43 matchs, on voit difficilement comment les Oilers pourraient à nouveau se retrouver en finale alors que l’Avalanche du Colorado, les Stars de Dallas, le Wild du Minnesota et les Golden Knights de Vegas représentent de solides rivaux dans l’Ouest.

La bonne nouvelle pour les partisans des Oilers : Avalanche, Stars et Wild font tous partie de la section Centrale et risquent de se manger entre eux durant les deux premières rondes. Lentement, mais sûrement, un duel entre les Stars et le Wild semble d’ailleurs se profiler dès le tour initial.
Dans l’Est, ce serait beaucoup demandé au Canadien de Montréal, même s’il est le meilleur club du Canada depuis le début de la saison, d’aller jusqu’au bout en séries éliminatoires. Il faudra d’abord s’assurer d’une participation aux séries. Pour l’instant, le CH demeure beaucoup mieux positionné que les Maple Leafs de Toronto et les décevants Sénateurs d’Ottawa.
Une loterie populaire
Pour bien des partisans de hockey au Canada, spécialement à Vancouver et Winnipeg, c’est surtout l’outil en ligne Tankathon, un simulateur de la loterie du repêchage, qui risque de divertir pour la suite de la saison. Les amateurs sont sans doute encore nombreux à rêver à l’attaquant Gavin McKenna.
Pour le reste, il y a la date limite des échanges du 6 mars, soit dans moins de deux mois, qui suivra le tournoi des Jeux olympiques.
À Winnipeg, l’organisation des Jets se résout logiquement à passer du côté des vendeurs. Les défenseurs Logan Stanley et Luke Schenn font partie des joueurs qui écoulent présentement la dernière année de leur contrat, tout comme les attaquants Gustav Nyquist et Tanner Pearson. D’autres cibles intéressantes pourraient être les attaquants Nino Niederreiter et Vladislav Namestnikov qui possèdent une entente valide pour seulement une autre saison avec les Jets.
Pour sa part, la formation de Vancouver en a déjà surpris plusieurs en envoyant le prolifique défenseur Quinn Hughes au Wild, le 12 décembre dernier, mettant alors la main sur les attaquants Marco Rossi et Liam Ohgren, le défenseur Zeev Buium de même qu’un choix de première ronde en vue du prochain repêchage.
Andersson quittera-t-il Calgary?
De passage au Centre Bell mercredi soir pour affronter le Canadien, les Flames peuvent encore garder espoir de participer aux séries éliminatoires alors que le classement demeure très serré dans l’Ouest.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Si les prochaines semaines devaient être difficiles, le défenseur Rasmus Andersson semble être le joueur le plus susceptible de quitter Calgary. À 29 ans, Andersson a connu un intéressant début de saison avec une récolte de 27 points, dont neuf buts, après 42 matchs.