Les hommages à Maradona pleuvent de partout
Agence France Presse
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Banderoles, silence et musique. Les stades du monde entier ont prolongé samedi l'hommage rendu à Diego Maradona depuis la disparition de l'idole du soccer argentin, mercredi à 60 ans, avec des scènes parfois poignantes.
L'émotion était ainsi au rendez-vous à Newcastle, ville de la côte est australienne choisie pour accueillir la rencontre de rugby du Championnat Tri-Nations entre la Nouvelle-Zélande et l'Argentine.
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Sous la clameur des spectateurs, le capitaine néo-zélandais, Sam Cane, s'est avancé respectueusement dans le rond central pour y déposer le maillot noir des «All Blacks» portant le numéro 10 et le nom de Maradona, avant d'effectuer le traditionnel haka.
A special gesture from the All Blacks to Argentina before tonight's Haka.
— All Blacks (@AllBlacks) November 28, 2020
🎥: @skysportnz #ARGvNZL pic.twitter.com/IRlGvmFgyV
«Je pense qu'il est une légende pour tout le monde, mais en Argentine, il était presque un dieu», a affirmé l'entraîneur des Pumas, Mario Ledesma, peu avant le coup d'envoi.
Silence rompu, larmes à l'oeil
Dans le stade Mestalla vide de tout public, en Espagne, l'entraîneur argentin de l'Atlético Madrid, Diego Simeone, a été le seul à rompre la minute de silence pour applaudir chaudement son ex-partenaire, debout, les yeux humides et rivés vers le portrait de Maradona affiché sur l'écran géant.
Celui qu'on surnomme «El Cholo» avait partagé une saison avec «El Pibe de Oro» à Séville en 1992-1993 ainsi que plusieurs matchs avec la sélection albiceleste entre 1988 et 1994.
Avec le Barça, qu'il entraîne désormais, l'ex-défenseur néerlandais Ronald Koeman a affronté une fois l'ancien fantasque N.10 lorsque celui-ci portait le maillot de Séville, justement.
«Je me souviens qu'il était arrivé en retard à l'échauffement, j'étais presque plus attentif à lui qu'à mon échauffement», s'est remémoré l'actuel entraîneur des Blaugranas samedi devant la presse, heureux d'avoir «eu la chance de jouer contre lui» et triste que l'Argentin «soit parti à 60 ans».
En Angleterre, dans un pays où l'image du meneur de jeu argentin est associée à sa main lors de l'élimination en quarts de finale du Mondial-1986, la Premier League s'est associée au deuil mondial.
L'image marquante est sans conteste celle de l'entraîneur d'Everton, Carlo Ancelotti, les yeux embués de larmes et les lèvres pincées pour contenir l'émotion, avant le match contre Leeds samedi.
«C'était mon adversaire et il est devenu mon ami, avait rappelé la veille l'ancien joueur de la Roma puis de l'AC Milan, qui a croisé l'Argentin du Napoli sur les terrains de Serie A. C'est une grande perte, mais son souvenir est toujours là.»
Brassards, banderoles et drapeaux
En Italie, où les joueurs portaient un brassard noir, une image de Maradona s'est affichée sur les écrans géants durant la minute de silence précédent le coup d'envoi, puis pendant 60 secondes à la 10e minute de chaque rencontre.
En outre le buteur du jour de Benevento (ville qui se trouve en Campanie, région de Naples) contre la Juventus, Gaetano Letizia, a dédié son but à Maradona. «Pour moi, tous les numéros 10 devraient être retirés», a-t-il déclaré sur Sky Sport.
En France, des banderoles distinctes disant adieu au génie argentin ont agi comme un trait d'union entre les rivaux historiques du Paris SG et de l'Olympique de Marseille.
Au Parc des Princes, le drapeau argentin a été déployé sur le toit. Quant aux joueurs parisiens, ils portaient à l'échauffement un t-shirt à l'effigie de Maradona, à l'instar de ceux de Séville.

Au Vélodrome, le traditionnel «Jump» qui accompagne l'entrée des Marseillais depuis 35 ans a été remplacé comme partout ailleurs en championnat par un extrait du film biographique d'Emir Kusturica où Diego chante lui-même «La mano de Dios».
La Ligue française a également invité les joueurs à former le «M» de Maradona avant le coup d'envoi.
