Les gros canons courtisés à coups de millions

François-David Rouleau
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C’est ni plus ni moins des dizaines de millions de dollars qu’ont offerts aux meilleurs golfeurs au monde les artisans d’un nouveau circuit international pour les attirer à joindre la «Super ligue de golf».
Les Dustin Johnson, Justin Rose, Brooks Koepka, Bryson DeChambeau et plusieurs autres vedettes auront à choisir entre le magot d’argent ou la poursuite de leur carrière sur le circuit de la PGA.
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Appelée la «Premier Golf League» à ses balbutiements au début de la saison 2020, la PGL avait disparu des coulisses du circuit américain depuis un an. Mais voilà que depuis quelques semaines, un représentant terré dans la région de Jupiter, en Floride, approche les plus gros canons de l’univers du golf en les courtisant avec des offres, dont certaines sont chiffrées à plus de 30 millions $ chacun, pour joindre la nouvelle entité nommée «Super Golf League» (SGL).
Le quotidien britannique «The Guardian» a publié la nouvelle quelques heures avant une rencontre au sommet des golfeurs, mardi soir, au club de golf Quail Hollow qui est l’hôte du championnat Wells Fargo. Dans l’une des rencontres annuelles avec le commissaire du PGA Tour, Jay Monahan, il a été question de la «Super ligue».
Dilemme
Monahan a continué à adopter la ligne dure. Quiconque souhaitant adhérer au nouveau circuit serait suspendu du PGA Tour et même expulsé. Le circuit européen, dont plusieurs de ses joueurs sont aussi courtisés, a emboîté le pas.
Une adhésion pourrait aussi coûter des participations aux quatre tournois du Grand Chelem en plus d’une place au sein des équipes de la coupe Ryder. À cela pourraient aussi s’ajouter le manque de reconnaissance du classement mondial et la perte de leurs commanditaires.
Donc, en s’engageant dans cette ligue fermée offrant des bourses astronomiques, les golfeurs ne pourraient qu’ajouter à leur richesse. Ils auraient à tout laisser derrière.
Fortunes saoudiennes
Parmi les fortunes supportant cette nouvelle ligue se trouverait l’un des fonds privés du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane. Rappelons que celui-ci est soupçonné d’avoir ordonné l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018.
Cette «Super ligue» à saveur internationale regrouperait les meilleurs golfeurs en composant des équipes dans une série d’une vingtaine de tournois au calendrier. Elle serait lancée en septembre 2022.
Bien que les meilleurs aient reçu des offres mirobolantes, d’autres tels que Justin Thomas (deuxième golfeur au monde) disent ne pas avoir été approchés. De toute façon, Thomas souhaite laisser sa marque en Amérique du Nord.
Rory McIloy avait rapidement claqué la porte dès l’apparition du projet, mettant en doute les sources de financement et les enjeux. Il a réitéré son point mercredi à Quail Hollow.
«Si un joueur veut joindre la SGL pour l’argent, c’est correct si c’est son objectif. Mais ce n’est pas mon cas. Je joue pour laisser mon empreinte dans mon sport et faire partie de l’histoire. Je joue pour gagner des tournois et des championnats majeurs, les plus gros tournois au monde.»