Dépouilles d'enfants à Kamloops: les évêques du Québec solidaires, mais pas d’excuses

Elsa Iskander
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L’Assemblée des évêques catholiques du Québec offre ses condoléances et sa solidarité, mais pas d’excuses, après la découverte des dépouilles de 215 enfants sur le site d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops, en Colombie-Britannique.
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« Les évêques catholiques du Québec partagent la peine des peuples autochtones à la suite de la récente découverte des restes de 215 enfants », a indiqué l’Assemblée dans un communiqué jeudi.
« Avec les fidèles de leurs diocèses, ils offrent leurs sympathies et l’assurance de leur prière aux membres de la communauté de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc, qui pleure ses enfants », peut-on lire.
- Écoutez l'entrevue de l'ancienne commissaire de l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, Michèle Audette, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:
Mauvais traitements
Rappelant qu’il y a aussi eu des pensionnats autochtones au Québec, où des enfants ont reçu de mauvais traitements, les évêques souhaitent que « la vérité soit faite sur notre histoire commune ».
« C’est à cette condition indispensable que les familles et les communautés éprouvées pourront aspirer à la paix et que la véritable réconciliation pourra se réaliser », ajoutent-ils.
La Kamloops Indian Residential School ouverte sous les auspices de l’Église catholique en 1890, recevait jusqu’à 500 enfants au début des années 1950. Le gouvernement fédéral a pris en charge l’établissement de 1969 à 1978.
Lundi dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada a qualifié de « bouleversante » la découverte macabre, sans toutefois présenter d’excuses. « Elle fait ressurgir des traumatismes dans de nombreuses communautés à travers ce pays. Honorer la dignité de ces petits qui ont perdu leur vie exige que la vérité soit mise en lumière », a affirmé l’organisation dans une déclaration.
« Honteux »
L’Archidiocèse catholique de Vancouver a pour sa part transmis ses excuses mercredi, en plus de ses condoléances, aux familles et communautés affectées par la tragédie.
L’archevêque de Vancouver, J. Michael Miller, a promis une série d’actions, incluant la transparence à propos des archives de tous les pensionnats, demandant du même souffle à toutes les autres organisations catholiques d’en faire autant.
Plusieurs communautés s’y refusent. Il s’agissait pourtant d’une des demandes de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.
Mardi, le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, a jugé que l’absence d’excuses de l’Église catholique était « honteuse ».
-Avec Anne Caroline Desplanques
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