Les étranges blessures d’Harvey-Pinard et Heineman
Ils ne se sont pas blessés en jouant au hockey

Dave Lévesque
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Rafaël Harvey-Pinard est de retour dans le giron du Canadien après avoir passé les deux derniers mois avec le Rocket, et il veut en profiter.
«C’est sûr que ça fait du bien, ce rappel-là. Veut veut pas, tu es dans la Ligue américaine et tous les joueurs veulent remonter en haut», a reconnu le Saguenéen avec son enthousiasme contagieux.
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Après avoir passé l’ensemble de la saison 2023-2024 avec le Canadien, les 24 rencontres disputées avec l’équipe de la Ligue américaine étaient un pas en arrière pour Harvey-Pinard, qui est revenu au jeu le 20 novembre après s’être fracturé une jambe au cours de l’été.
«Tu peux aussi te blesser en traversant la rue, a lancé Martin St-Louis, pince-sans-rire, en faisant allusion à la blessure subie par Emil Heineman à Salt Lake City. On joue un sport tellement dur, on se sent toujours mal pour les joueurs quand ils se blessent en étant loin de l’action.»
«Ç’a été comme un processus, a pour sa part reconnu Harvey-Pinard. Je devais avoir une progression chaque jour et c’est ce que j’ai vu à Laval. Je me sentais de mieux en mieux sur la patinoire et je retrouvais mon explosion, ce que je n’avais pas dans les dix premières parties.
«Quand tu ne joues pas au niveau que tu sais que tu es capable de jouer, c’est dur mentalement», a-t-il reconnu.
Retrouver le rythme
Quand il a obtenu le feu vert pour revenir au jeu, le Canadien aurait pu lui faire une place dans son alignement, mais on a décidé de l’envoyer de l’autre côté de la rivière de Prairies afin qu’il retrouve son élan.
«Ce n’était pas de travailler sur quelque chose en particulier, il fallait juste que je retrouve la forme, mon coup de patin et mon explosion, et ce n’est pas nécessairement facile après une blessure comme ça.
«C’est une question de circonstances aussi, assure-t-il. Tu arrives en plein milieu de la saison, tu n’as pas un camp d’entraînement dans le corps, il fallait que je retrouve ma forme et mon identité. Quand tu ne joues pas pendant quatre mois, tu n’es pas nécessairement le même joueur au début.»
Dans un environnement très positif, puisque le Rocket est l’une des meilleures équipes de la LAH cette saison, Harvey-Pinard a récolté 4 buts et 7 passes en 24 matchs.
Saisir sa chance
Martin St-Louis n’a pas encore précisé dans quel contexte il entendait utiliser l’attaquant de 26 ans.
«Son challenge, c’est de rester prêt et qu’il ne sait pas quand exactement il aura son opportunité. Ç’a été comme ça toute sa carrière jusqu’à maintenant et je sais qu’il sera prêt quand il aura sa chance.»
On peut penser qu’il sera appelé à prendre la place de Michael Pezzetta sur la quatrième unité en compagnie de Jake Evans et Joel Armia. Pezzetta a joué 7 min 1 s lors de la dernière rencontre et a dépassé les 5 min seulement une fois lors des huit parties précédentes.
La description que St-Louis fait d’Harvey-Pinard colle avec le rôle qu'il pourrait remplir au sein de la quatrième unité.
«C’est un joueur qui est très fiable et détaillé. Je sais que si je le mets dans l’alignement, il va amener ces habitudes-là.»