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Les 10 joueurs les plus surévalués

Photo Getty Images via AFP

TVA Sports

2024-07-10T23:05:38Z

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Bon an mal an, il y a toujours, dans la LNH, de ces joueurs qui reçoivent trop d’attention, qui se font confier des rôles trop importants pour ce qu’ils sont capables d’offrir, ou qui reçoivent des contrats stupéfiants vis-à-vis de leur rendement réel. 

Ce sont des joueurs surévalués. Par les amateurs, par les médias, et parfois même par les décideurs des équipes de la LNH.

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Voici une liste de 10 de ces hommes :

John Tavares, Maple Leafs de Toronto

Getty Images via AFP
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Acquis à fort prix à titre de joueur autonome en 2018, l’Ontarien-qui-dormait-dans-des-draps-des-Maple-Leafs n’a jamais tout à fait justifié les 11 millions $ qu’il occupe annuellement sur la masse salariale torontoise. Outre sa première saison avec l’équipe, où il a amassé 47 buts, et sa campagne de 80 points en 2022-2023, Tavares n’a pas été un véritable joueur d’impact pour les Leafs, surtout là où ça compte, c’est-à-dire en séries, où il a été limité à 12 buts et 12 aides en 38 matchs. Le joueur dont l’organisation doit se départir pour alléger sa masse salariale, c’est lui.

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Elias Lindholm, Bruins de Boston

Getty Images via AFP
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Le centre suédois de 29 ans, qui vient de signer un contrat de sept ans d’une valeur annuelle de 7,75 millions $ avec les Bruins de Boston doit surtout sa réputation à deux solides campagnes de 78 et 82 points avec les Flames de Calgary, à une époque où il patinait aux côtés de joueurs au sommet de leur art comme Johnny Gaudreau et Matthew Tkachuk. Une fois séparé de ceux-ci, son rendement offensif s’est mis à péricliter. La saison dernière, il s’en est tenu à une récolte de 44 points avec les Flames et les Canucks de Vancouver.

Pierre-Luc Dubois, Capitals de Washington

Getty Images via AFP
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À ce point-ci, est-il encore réellement surévalué? Il l’était certainement il y a un an, lorsque les Kings de Los Angeles ont cédé Gabe Vilardi, Rasmus Kupari, Alex Iafallo et un choix de deuxième tour aux Jets de Winnipeg pour obtenir ses services avant de lui octroyer un contrat de huit ans d’une valeur de 68 millions $. À l’évidence, ça a mal tourné pour les Kings, qui l’ont échangé aux Capitals de Washington en retour d’un gardien sur le déclin, il y a quelques semaines, après une petite saison de 40 points. Le talent de Dubois est sans doute estimé à sa juste valeur. Ce qui vient le torpiller, c’est son manque flagrant de constance.

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Taylor Hall, Blackhawks de Chicago

Photo Getty Images via AFP
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Ancien premier choix au total, gagnant du trophée Hart en 2018, comment un tel joueur peut-il être surévalué? C’est que Taylor Hall ne doit sa réputation qu’à ces deux éléments. Outre sa campagne remarquable de 93 points en 2017-2018, il n’a dépassé les 70 points qu’une autre fois. Et depuis 2018, c’est la descente, alors que sa production est de moins en moins au rendez-vous et qu’il se révèle de plus en plus fragile, comme les Blackhawks de Chicago l’ont découvert au cours de la dernière saison. Certains pensent également qu’il n’est pas le plus formidable des coéquipiers...

Jacob Trouba, Rangers de New York

Photo d'archives, AFP
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Dangereux dans sa propre zone (et c’est un défenseur), enclin à écoper de pénalités stupides, spécialement en séries, joueur le plus salaud de la LNH, non, Jacob Trouba ne mérite pas le «C» sur son maillot et le contrat de sept ans et 56 millions $ qu’il a signé en 2019. Pire encore, ses statistiques offensives sont en chute libre, alors qu’il a été limité à trois buts et 22 points en 2023-2024. Les Rangers traversent une période où ils veulent se battre pour la coupe Stanley et ils cherchent à se débarrasser de lui. Ça veut tout dire...

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Josh Anderson, Canadiens de Montréal

Photo Martin Chevalier
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Depuis ses années avec les Blue Jackets de Columbus, Anderson traîne une réputation de joueur robuste au solide gabarit qui patine comme le vent et qui est capable de marquer des buts. C’est sans doute pourquoi il a signé un contrat de sept ans et 38,5 millions $ avec le Canadien en 2020. Mais la réalité, c’est qu’Anderson est maladivement inconstant dans tous les aspects de son jeu. Robuste quand ça lui tente, incapable de marquer dans l’océan pendant de longues périodes, souvent rendu à l’infirmerie, il est devenu un boulet pour le Tricolore la saison dernière. Anderson peut encore rebondir, mais sa réputation restera toujours surfaite.

Tristan Jarry, Penguins de Pittsburgh

Getty Images via AFP
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Qui a déjà été impressionné par lui? Enclin aux blessures, pas particulièrement fiable quand ça compte, Jarry s’est littéralement fait doubler par Alex Nedeljkovic la saison dernière, spécialement lorsque l’équipe y est allée d’une impressionnante poussée en fin de calendrier pour tenter d’entrer en séries, échouant de peu au fil d’arrivée. Lorsque l’équipe était à son mieux, l’entraîneur Mike Sullivan préférait envoyer Nedeljkovic dans la mêlée. Jarry, qui n’a récolté que 19 victoires contre 25 défaites et cinq revers en prolongation en 2023-2024, ne justifie pas les 5,375 millions $ qu’il occupe annuellement sur la masse salariale des Penguins... jusqu’en 2028. Et il n’a que deux victoires au compteur en huit matchs de séries.

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Tanner Jeannot, Kings de Los Angeles

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À n’en point douter, Jeannot est un redoutable bagarreur, mais après qu’il eut inscrit 24 buts avec les Predators de Nashville en 2021-2022, plusieurs se sont mis à voir en lui un «attaquant de puissance» complet. À un point tel que le directeur général du Lightning de Tampa Bay, Julien BriseBois, a offert Cal Foote et pas moins de cinq choix au repêchage aux «Preds» pour l’obtenir en vue des séries éliminatoires de 2023. Il lui a ensuite consenti un contrat de deux ans qui lui rapporte 2,665 millions $ par saison. Après une saison de 14 points en 55 matchs, Jeannot a été échangé aux Kings de Los Angeles le 29 juin dernier contre deux choix au repêchage.

Jonathan Huberdeau, Flames de Calgary

Photo Martin Chevalier
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Il est évident que le Québécois se trouve dans un contexte difficile à Calgary, où son style de jeu ne semble absolument pas adapté à ce que fait le reste de l’équipe. Il reste que la chute de ses statistiques offensives depuis qu’il a quitté les Panthers de la Floride (et Aleksander Barkov) en 2022 est proprement vertigineuse. Il ne semble plus capable de même atteindre la moitié de son rendement offensif d’antan. Huberdeau a-t-il été surévalué lors de ses grosses saisons offensives en Floride? Après des campagnes anonymes de 55 et 52 points à Calgary, on dirait bien que oui. Et maintenant, les Flames sont pris pour lui verser le salaire d’un joueur d’impact jusqu’en 2031.

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Darnell Nurse, Oilers d’Edmonton

Photo AFP
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La chose la plus choquante au sujet de Nurse est sans doute son contrat de huit ans d’une valeur de 74 millions $, qui occupe 9,25 millions $ annuellement sur la masse salariale déjà fort chargée des Oilers d’Edmonton. Fondamentalement, Nurse n’est pas un mauvais joueur, mais il ne justifie pas du tout ce salaire. Et dans les dernières séries éliminatoires, ce fut très difficile pour lui, même si l’équipe est passée bien près de tout rafler. Échouant parfois à réaliser des jeux simples, Nurse a terminé les séries avec un différentiel de -9 alors qu’il doit être le défenseur le plus important des Oilers.

Mentions «honorables» :

Ryan Reaves, Toronto : ancien champion des lourds de la LNH, mais toujours actif, il fait beaucoup moins peur depuis qu’Arber Xhekaj l’a envoyé valser dans un filet en octobre dernier. À 39 ans, son contrat avec les Leafs est encore bon pour deux saisons

Nikolaj Ehlers, Winnipeg : capable de marquer de magnifiques buts, Ehlers devient invisible en séries, où il a inscrit quatre filets en 37 matchs au cours de sa carrière.

Jesperi Kotkaniemi, Caroline : en six saisons dans la LNH, le Finlandais n’a jamais justifié son rang de repêchage, ni le salaire qu’il reçoit depuis qu’il est membre des Hurricanes. Sort de l’une de ses pires saisons en carrière.

Tyler Bertuzzi, Chicago : il n’a rien cassé depuis sa saison de 30 buts en 2021-2022...

Getty Images via AFP
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