Les conservateurs Jean Charest et Pierre Poilievre promettent de relancer le projet de GNL Québec s'ils remportent la course à la chefferie de leur parti.
• À lire aussi: Charest veut promouvoir la relance de GNL-Québec
• À lire aussi: Rapport du BAPE sur le projet GNL-Québec: forte division au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Certains pensent qu'il s'agit uniquement d'une stratégie politique, mais pour d'autres, ces appuis ravivent l'espoir.
Le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, est convaincu que Jean Charest a le pouvoir de relancer le projet gazier. «C'est l'homme de la situation s'il doit y avoir des négociations avec le Québec», a-t-il assuré
«C'est important que le gouvernement en place envoie un signal fort. Le dernier coup, il était inexistant», a ajouté le député.
M. Martel estime que le contexte mondial favorise le projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel.
Avec la guerre en Ukraine, l'Europe veut cesser de dépendre des importations de gaz naturel russe.
L'environnement ne doit pas être un frein, selon lui, à l'implantation du projet.
Yvon Laprise, membre fondateur du groupe Facebook en faveur de GNL, soutient lui aussi l'ex-premier ministre Jean Charest.
«Il faut arrêter que chaque pays se regarde le nombril et fasse des efforts juste pour lui. Je pense que c'est un effort international qu'il faut faire. On ne pense pas que le gaz naturel est super bon, mais on dit que c'est meilleur que le charbon et en attendant d'avoir des énergies vertes, on n'a pas le choix de s'en aller vers là», a-t-il expliqué.
Selon le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, c'est possible qu'il y ait un marché pour le gaz naturel avec la guerre en Ukraine, mais il sera trop tard lorsque le Québec sera prêt.
«Le temps de bâtir les infrastructures, ça peut prendre 10 ans, a-t-il précisé. Dans 10 ans, la situation géopolitique peut avoir changé et le marché ne sera plus là. J'ai l'impression que c'est davantage une thématique pour servir deux candidats à la chefferie du parti à faire un peu de bruit, mais c'est très irresponsable de leur part parce qu'on sait que le projet a déchiré notre communauté.»
Son confrère péquiste, Sylvain Gaudreault, abonde dans le même sens.
«Ils ne seront pas capables de le faire, ce projet, a-t-il affirmé. C'est juste du "spin" politique pour aller chercher l'appui des membres du parti notamment dans l'ouest du Canada.»
Pour lui, le projet est bel et bien mort et enterré.
«C'est un mauvais projet, il est encore mauvais et ce n'est pas parce qu'il y a une conjoncture absolument malheureuse que tout d'un coup le projet devienne bon», a ajouté le péquiste.
Le gouvernement Legault a répété jeudi que sa décision de rejeter le projet était définitive.