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Rapport du BAPE sur le projet GNL-Québec: forte division au Saguenay-Lac-Saint-Jean

2021-03-24T20:49:22Z

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Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet de GNL-Québec n’aura pas atténué la division au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Autant les opposants que les partisans sont restés campés dans leurs positions après la publication du document de 506 pages, mercredi.

Ceux qui ne souhaitent pas la construction de cette usine de gaz naturel liquéfié applaudissent le rapport en se demandant si c’est la fin pour cet investissement estimé à 9 milliards $.

«C'est un peu le début de la fin, a avancé le porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez. Cependant, le gouvernement se doit de dire non à ce projet-là. Le rapport vient confirmer toutes les préoccupations et toutes les revendications de la Coalition Fjord depuis le début. Premièrement, les gaz à effet de serre sur le fait que ça allait augmenter à travers le monde et aussi les préoccupations sur le montage financier.»

Le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, opposé au projet, va dans le même sens.

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«J'ai rarement vu [un rapport] du BAPE aussi négatif. C'est la fin du projet. Maintenant, le gouvernement devrait ne pas donner son autorisation», a-t-il dit.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, estime également que l’usine ne sera jamais construite à Saguenay. Il félicite le BAPE pour son rapport.

«Finement rédigé et sans appel. Les inconvénients dépassent les avantages. Et ni les vertus écologiques ni les vertus économiques du projet sont au rendez-vous. Donc, il y a tout lieu de faire le constat face au projet qu'il ne se réalisera pas. Au Bloc, nous ne sommes pas les conservateurs de l'Ouest canadien qui veulent de nouveau passer un pipeline à travers la gorge du Québec.»

Les deux élus souverainistes croient que la région doit, toutefois, avoir d'autres projets.

«Il faut se rassembler au Saguenay-Lac-Saint-Jean, croit Sylvain Gaudreault, et pour se rassembler, nous avons tout ce qu'il faut pour avoir des projets positifs vers une transition énergétique.»

Le chef bloquiste a dit compter sur la filière forestière pour amener des projets verts et que le Saguenay-Lac-Saint-Jean en avait besoin.

«On ne peut pas simplement constater que celui-là risque fort de ne jamais exister et passer un autre appel», a déclaré Yves-François Blanchet.

De leur côté, les partisans ne lâchent pas prise.

«Le rapport contient beaucoup de points positifs auxquels on s'attendait, notamment au niveau de l'économie», a évalué le porte-parole du Groupe GNL Sag-Lac, Pierre Charbonneau. Son groupe compte 37 000 membres.

«J'ai pleinement confiance que le projet va se réaliser parce que l'économie du Québec en a pleinement besoin, a ajouté M. Charbonneau. J'ai pleinement confiance que le marché va le prendre, surtout que ça va être la technologie la plus performante au monde.»

Il croit que GNL relèvera les défis que lui impose le rapport du BAPE afin d’améliorer son projet.

Le député conservateur de Chicoutimi/Le Fjord, Richard Martel, fait la même analyse.

«Il n'y a rien dans ce rapport-là qui dit qu'on n’a pas de projet, qu’on doit éliminer le projet. L'acceptabilité? Je rencontre des gens à Chicoutimi, ce n'est pas d'hier ils sont en faveur de ce projet.»

Pour la mairesse de Saguenay, Josée Néron, la balle est vraiment dans le camp de GNL.

«On verra si le gouvernement provincial délivre le certificat d'autorisation. Pour la suite, ce sera à la compagnie de décider si elle va de l'avant.»

Le rapport aura donc été attendu pendant des mois, mais il n’aura pas fait changer d’avis les acteurs au dossier.

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