Après des défaites douloureuses, ils sont champions de la Coupe Stanley: les choses ont enfin cliqué pour les Hurricanes
Après plusieurs tentatives mortes dans l'oeuf

Dave Lévesque
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LAS VEGAS | Le parcours des Hurricanes s’est arrêté en finale d’Association deux fois au cours des trois dernières saisons.
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C’est pourquoi cette victoire contre les Golden Knights dimanche est aussi importante pour ce groupe tissé serré.
« Nous sommes passés près tellement souvent et de finalement franchir cette étape et nous retrouver ici, c’est incroyable. Ç’a été dur, mais en même temps c’est génial », a commencé Jaccob Slavin.
Les Hurricanes ont traversé les séries comme des comètes, se forgeant une impressionnante fiche de 16 victoires et seulement trois revers.
« Nous n’aurions pas pu le faire sans de l’excellent travail devant les buts, a commencé Slavin. Si on regarde les années précédentes, toutes les pièces ne tombaient pas en place, mais cette année les choses ont cliqué.
« Nous avions les gardiens, le désavantage numérique, l’avantage numérique, le jeu à cinq contre cinq, tout a fonctionné. »
Grâce à Brind’Amour
Tous les joueurs rencontrés sur la patinoire du T-Mobile Arena après les célébrations de la victoire étaient unanimes, tout ça ne serait pas arrivé sans Rod Brind’Amour.
« Il y a l’éthique de travail, souligne William Carrier. C’est la première chose que j’ai remarquée quand je suis arrivé. Les gars sont dans une forme incroyable, ils sont tout le temps dans le gym tous les jours et ça part du haut. »
Il y a aussi l’aspect humain de l’entraîneur-chef des Canes qui n’est pas à négliger. Joueur réserviste qui est arrivé en Caroline à la date limite des transactions, Nicolas Deslauriers peut en témoigner.
« Cette personne-là m’a accueilli avec les bras ouverts. J’ai été souvent en meeting juste avec lui même si je ne jouais pas. Il m’a fait sentir comme si je jouais quasiment chaque match. »
Rédemption
Cette victoire est aussi une forme de rédemption pour un groupe qui y a mis tout son cœur et ses efforts. C’est aussi vrai pour un vétéran comme Taylor Hall qui a joué pour six équipes avant d’aboutir en Caroline où il sent qu’il a trouvé sa place et un peu sa raison d’être, parce qu’à 34 ans, il commençait à se faire tard pour rêver de la Coupe Stanley.
« Même si tu ne peux pas y penser, ça finit par te traverser l’esprit et tu te demandes si ça va arriver un jour. J’étais tellement heureux quand je suis arrivé ici l’an passé et que j’ai ensuite signé une prolongation de contrat », a-t-il avoué avec émotions.
«« Tout le monde contribue, tout le monde a de la valeur et tu sens que tu es important. Je suis tellement content pour les gars qui sont ici depuis longtemps, qui ont bâti cette équipe depuis les fondations et qui peuvent finalement en profiter. »
Hall, qui a souvent vu la Coupe Stanley dans sa vie, a enfin pu enfreindre une règle qu’il s’était imposée depuis longtemps.
« J’ai déjà été près de la coupe dans ma vie et même quand j’étais petit, j’ai toujours dit que je n’y toucherais jamais. De le faire, ça m’a dépassé. »