Les chiffres le démontrent: les Islanders sont meilleurs depuis l’arrivée de Patrick Roy


Kevin Dubé
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Les Islanders de New York n’ont remporté qu’un seul de leurs quatre matchs depuis que Patrick Roy a été nommé leur entraîneur-chef, le 21 janvier dernier. Malgré tout, il n’a cessé d’être positif. Avec raison? Oui, selon nos robots.
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Certes, Roy aurait probablement préféré engranger quelques points de plus à ses quatre premiers matchs derrière le banc: avec une récolte de trois points sur une possibilité de huit, les Isles ont quitté pour la pause du match des étoiles avec cinq points de retard sur les Red Wings de Detroit et la dernière place menant aux séries.
«On était loin et je trouve qu’on se rapproche d’où on veut être», disait-il, samedi dernier, après leur dernier match avant la pause, un revers de 3-2 en prolongation face aux Panthers de la Floride.
Tout n’est effectivement pas négatif, et les statistiques avancées prouvent que les Islanders ont joué du meilleur hockey lors des quatre derniers matchs qu’en moyenne lors des 45 précédents, sous la gouverne de Lane Lambert.
Meilleurs dans leur territoire
En arrivant en poste, Roy avait mis beaucoup d’accent sur l’importance de redresser le jeu défensif des Islanders, déplorant le fait qu’ils étaient dans le dernier tiers dans plusieurs catégories, dont au niveau des sorties de zone et du temps de possession autant en zone défensive qu’offensive.
Avec l’aide de la firme SportLogiq, il nous a été permis de voir que ces trois facettes ont été considérablement améliorées lors des quatre dernières parties des Islanders.
Sous Lambert, la troupe de Mathew Barzal était probablement la pire équipe défensive de toute la LNH. Ils figuraient parmi les trois pires équipes du circuit dans de nombreuses catégories dont les buts attendus de l’adversaire, les tirs accordés au total, dont dans l’enclave, ainsi que pour le temps de possession accordé à l’adversaire dans son territoire.
Du travail à faire
Sous Roy, tous ces chiffres ont été améliorés, mais, même si les Islanders ont quitté les bas-fonds, ils demeurent dans le dernier tiers de la ligue. Sauf pour le temps de possession accordé à l’adversaire qui est passé de 7 min 44 s en moyenne sous Lane Lambert, bon pour le 30e rang dans la LNH, à 5 min 39 s lors des quatre matchs de Roy, bon pour le sixième rang du circuit lors de cette période.
Les Islanders ont aussi passé près d’une minute de plus, en moyenne, en possession de la rondelle dans le territoire ennemi, sous Roy (de 5 min 43 s à 6 min 38 s).
Il y a assurément un lien avec le fait que l’équipe a corrigé une lacune majeure que Roy avait identifiée, soit son efficacité en sortie de territoire.
En moyenne, sous Lane Lambert, les Islanders réussissaient 69 sorties de zone par match alors que, lors des quatre matchs de Roy derrière le banc, les Islanders ont quitté efficacement leur territoire défensif en moyenne 79 fois par rencontre, dont 89 face aux Golden Knights de Vegas le 23 janvier, un sommet d’équipe cette saison.
Plus offensifs
Cette minute de plus passée en moyenne dans le territoire offensif, tout comme sa meilleure efficacité à quitter son territoire, a fait en sorte que l’équipe a été nettement plus dangereuse en attaque.
Lors des quatre matchs de Roy, les Islanders ont terminé au premier rang de la LNH pour les buts attendus avec 4,32, comparativement à 3,15 sous Lane Lambert, et se sont maintenus dans le haut du classement de plusieurs statistiques offensives.
Ces chiffres sont donc conséquents avec le message que Roy a lancé à ses joueurs depuis ses débuts avec l’équipe.
«Il veut qu’on soit agressif défensivement mais aussi qu’on ait possession de la rondelle. Ça, c’est de la musique à mes oreilles», se réjouissait Mathew Barzal après sa première rencontre avec Roy.
Le centre étoile des Islanders a d’ailleurs été utilisé à outrance par son nouveau pilote depuis son arrivée, étant utilisé plus de 20 minutes lors de chacune des quatre dernières parties, dont 26 min 31 s le 25 janvier face au Canadien de Montréal.
Il est donc évident que, même si l’échantillon demeure petit, les ajustements apportés par Patrick Roy ont porté fruit jusqu’à présent.
À terme, toutefois, ils devront être en mesure de gagner plus souvent qu’ils l’ont fait depuis l’arrivée de leur nouvel entraîneur puisque les séries pourraient vite devenir un lointain rêve.
Des chiffres améliorés sous Patrick Roy
| Sous Lane Lambert | Sous Patrick Roy | |
|---|---|---|
| Buts marqués | 2,93 (23e) | 2,50 (24e) |
| Buts attendus | 3,15 (18e) | 4,32 (1er) |
| Tirs tentés | 58 (21e) | 67 (4e) |
| Tirs au but | 30,2 (24e) | 36,8 (5e) |
| Tirs de l’enclave | 14 (16e) | 16,5 (5e) |
| Temps de possession en zone offensive | 5 min 43 s (30e) | 6 min 38 s (16e) |
| Chances de marquer de qualité | 15,8 (8e) | 19,8 (2e) |
| Sous Lane Lambert | Sous Patrick Roy | |
|---|---|---|
| Buts accordés | 3,36 (24e) | 3 (12e) |
| Buts attendus contre | 3,97 (32e) | 3,45 (26e) |
| Tirs tentés accordés | 70,9 (32e) | 60,5 (24e) |
| Tirs accordés | 35,9 (31e) | 35,8 (26e) |
| Tirs accordés de l’enclave | 16,7 (31e) | 17,3 (29e) |
| Temps de possession accordé en zone défensive | 7 min 44 s (30e) | 5 min 39 s (6e) |
| Chances de marquer de qualité accordées | 19,4 (32e) | 18 (28e) |