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Les Américains ont refusé d’aller faire dodo

Le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk, serre la main de son homologue de la formation internationale, Mike Weir, sous le regard du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.
Le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk, serre la main de son homologue de la formation internationale, Mike Weir, sous le regard du premier ministre du Canada, Justin Trudeau. Photo AFP / GETTY IMAGES, JARED C. TILTON
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-09-30T00:00:00Z

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Soulevant fièrement le trophée, les Américains semblaient aussi heureux que soulagés après avoir vaincu l’équipe internationale, dimanche, à l’issue de la Coupe des Présidents présentée sur l’île Bizard. 

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Gagnante de l’événement pour la 10e fois de suite, la formation américaine a un rapport avec la victoire semblable à celui des équipes canadiennes de hockey sur glace avec une médaille d’or olympique.

«C’est toujours difficile et je suis fier de ce qu’on a accompli», a toutefois tranché le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk, en remerciant les Montréalais pour leur accueil lors de la cérémonie de clôture.

Le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk (à droite), célèbre avec le joueur Tony Finau.
Le capitaine de l’équipe américaine, Jim Furyk (à droite), célèbre avec le joueur Tony Finau. Photo AFP / GETTY IMAGES, VAUGHN RIDLEY

Furyk a évidemment serré la pince de son homologue, Mike Weir, qui était à la barre de la formation internationale, sous le regard du premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

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«Une semaine plaisante»

Dimanche, alors que tout était encore en jeu, Xander Schauffele a donné le ton en sacrant une volée à l’Australien Jason Day (4 et 3). Il menait d’ailleurs par cinq trous après le premier neuf, ayant réussi quatre oiselets consécutifs entre le cinquième et le huitième fanion.

«Mon but était de donner le ton et j'ai été en mesure de le faire», a commenté le joueur, avec fierté, célébrant le triomphe en fumant un gros cigare.

Xander Schauffele a savouré la victoire avec un cigare.
Xander Schauffele a savouré la victoire avec un cigare. Photo AFP / GETTY IMAGES, HARRY HOW

«Ç'a été une semaine plaisante et je suis simplement heureux», a affirmé, quant à lui, Collin Morikawa, qui est natif de la Californie.

Le geste de Si Woo Kim

Une image forte du tournoi demeure le geste posé par Si Woo Kim samedi. Après un superbe coup d’approche dans la coupe au 16e trou, le Sud-Coréen avait fait signe aux Américains d’aller faire dodo. La provocation n’était pas sans rappeler la populaire célébration du joueur de basketball américain Stephen Curry, vue autant dans la NBA qu’aux derniers Jeux olympiques de Paris.

Stephen Curry, lors de la finale des Jeux olympiques de Paris.
Stephen Curry, lors de la finale des Jeux olympiques de Paris. Photo fournie par MEGA/WENN

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Si Woo Kim, le samedi 28 septembre, au club de golf Royal Montréal, à l’occasion de la Coupe des Présidents.
Si Woo Kim, le samedi 28 septembre, au club de golf Royal Montréal, à l’occasion de la Coupe des Présidents. Photo AFP / GETTY IMAGES, VAUGHN RIDLEY

Formant alors un duo avec Schauffele, Patrick Cantlay a répliqué par un roulé vainqueur, deux trous plus tard. La séquence est peut-être ce qui résume le mieux l’issue de la compétition, car les Américains auront été imperturbables face à l’attitude de l’équipe internationale qui, en tentant de profiter de l’appui de la foule, a fait quelques bouffonneries.

«Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient», a tranché Cantlay, disant n’avoir été aucunement dérangé.

De bonne guerre

Questionné à son tour pour savoir si l’attitude de l’équipe internationale était demeurée de bon goût pendant le tournoi, Schauffele n’a pas cru bon d’ajouter de l’huile sur le feu.

«Je crois que tu dois t’y attendre quand tu te présentes comme ça dans un tournoi en sol étranger, a-t-il noté. Tout ce qui comptait pour nous, c’était de gagner les points et c’est ce qu’on a fait».

Ce qui comptait par-dessus tout pour les Américains, c’était de remporter un 10e titre d’affilée à la Coupe des Présidents... et c’est aussi ce qu’ils ont fait.

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