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C’est fini pour Tua Tagovailoa: les Dolphins dans le trou avec l’un des pires contrats de l’histoire

Photo AFP / GETTY IMAGES
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-12-17T16:02:59Z

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Les Dolphins de Miami envoient leur quart-arrière Tua Tagovailoa sécher sur le banc et, au-delà de cette décision qui devenait inévitable, il faut comprendre que cette équipe ne semble pas près de sortir du profond trou qu’elle s’est creusé.

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Les Dolphins ont fait le choix qui s’imposait en retirant Tagovailoa du terrain.

Lors des huit derniers matchs, leur quart-arrière a lancé seulement neuf passes de touché, mais a été victime de huit interceptions. Il n’a pas franchi la barre des 175 verges de gains dans cinq de ces matchs.

L’entraîneur-chef Mike McDaniel, qui a tout fait pour garder intacte sa relation avec Tagovailoa, n’a eu d’autre choix que de se rendre à l’évidence. McDaniel sera d’ailleurs le prochain grand évincé.

Il y a eu le directeur général de longue date, Chris Grier. Il y a eu Tagovailoa et McDaniel, à moins d’une fin de saison miraculeuse de Quinn Ewers, choix de septième ronde du plus récent repêchage qui prend la relève au poste de quart, sera le prochain à vider son casier.

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À ce stade de la saison, puisque l’équipe est mathématiquement éliminée, pourquoi ne pas donner une chance au jeune, même si les chances qu’Ewers devienne un joyau sont infiniment minces?

Une bête erreur

La gestion de ce dossier doit être considérée comme un désastre sur toute la ligne.

Imaginez-vous donc que Tagovailoa a signé un contrat de quatre ans pour 212,4 millions, pas plus tard que le 26 juillet 2024.

À 56 millions en salaire moyen par saison, il est sixième dans la ligue derrière Dak Prescott (Cowboys), Trevor Lawrence (Jaguars), Jordan Love (Packers), Josh Allen (Bills) et Joe Burrow (Bengals).

Lorsqu’ils ont proposé cette entente à Tagovailoa, les Dolphins étaient pourtant pleinement conscients de deux réalités. D’une part, leur quart-arrière a subi de nombreuses commotions cérébrales dans les dernières années et il est toujours à un solide plaqué de quitter non seulement le terrain, mais son métier.

D’autre part, Tagovailoa n’a jamais produit avec une constance digne d’un tel contrat.

Bien sûr, il a montré de belles statistiques en 2022 et en 2023, sachant qu’il a eu le luxe d’être entouré d’excellents receveurs.

La force de son bras, même dans ses meilleurs moments, a toujours laissé à désirer. Par-dessus tout, il a souvent été exécrable en décembre quand l’enjeu s’élève. Et, parlant d’enjeu qui s’élève, en 27 matchs de division en carrière, il a commis 25 revirements.

Un impact majeur

Quant à ce qui s’en vient à Miami, tout indique que ce ne sera pas chic.

Le contrat de Tagovailoa lui garantit déjà 54 millions pour la saison prochaine. Sans se perdre dans les détails techniques ennuyants du plafond salarial, les Dolphins vont visiblement le libérer après le 1er juin, ce qui ferait en sorte d’étaler l’impact sur leur masse salariale sur deux ans.

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En 2026, on parle d’un impact de 67,4 millions sur la masse salariale, tandis qu’en 2027, le choc serait réduit à 31,8 millions.

Et si les Dolphins parvenaient plutôt à l’échanger à une équipe en quête d’un quart-arrière d’expérience?

S’ils trouvaient un partenaire de danse, ce qui serait étonnant vu la lourdeur du contrat, les Dolphins encaisseraient plutôt un coût de 45 millions sur leur masse salariale. Une aubaine!

Advenant le cas où ils tiendraient mordicus à l’échanger et qu’ils trouvaient preneur, ils devraient visiblement donner des choix au repêchage à l’équipe en question pour qu’elle accepte de s’embourber dans ce contrat. Comme les Browns l’avaient fait avec les Broncos pour un certain Brock Osweiler.

Quoi qu’il arrive, les Dolphins se lanceront inévitablement dans une autre reconstruction. On a bien vu ce que ça a donné les dernières fois. Les Dolphins n’ont pas gagné un match éliminatoire depuis 25 ans.

Il y a malgré tout de l’espoir. Les Broncos se sont brillamment sortis de cet enfer salarial assez rapidement en se débarrassant de Russell Wilson et en se tapant la purge pour en ressortir rapidement.

Ils ont bien repêché et ont confié leur équipe à un entraîneur renommé en Sean Payton.

À Miami, la preuve a été faite depuis trop longtemps que c’est loin d’être une garantie.

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