« L’enthousiasme des jeunes m’a donné un coup de fouet » - René Lajoie de « La Voix »

Guillaume Picard
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Si René Lajoie a décidé de participer à La Voix à 57 ans, c’était, oui, pour se lancer tout un défi, mais aussi pour se faire connaître d’un plus large public en tant que soliste, lui qui évolue depuis 18 ans au sein du quatuor Tocadéo.
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« Je voulais partager mon amour de la scène, mon expérience et mon affection pour la chanson française », a dit le Beauceron d’origine, qui gagne sa vie dans l’habillage publicitaire de véhicules.
« Dès le départ, je l’ai dit à la production : je veux mettre de l’avant la chanson française, la chanson en français aussi, surtout qu’il y a des gens qui se plaignent qu’il n’y a pas assez de chansons dans notre langue dans l’émission. Il y en a plus qu’avant, mais il y a encore place à l’amélioration », a affirmé l’artiste et entrepreneur.

« J’aime aussi Vigneault, Ferland et Charlebois, mais j’ai une attirance pour ce qui s’est fait de l’autre côté, pour Lama et Bécaud, par exemple. Je trouve que dans les années 1970, en France, c’est là qu’ont été créées les plus belles mélodies, les plus beaux textes », a enchaîné celui qui, à une autre époque, a notamment été la doublure de trois personnages de la comédie musicale Don Juan, dont Don Carlos que campait son coach Mario Pelchat.
C’est pour cette raison que les deux hommes se connaissaient et que Mario a reconnu sa voix lors de son audition à l’aveugle avec la pièce Le France, de leur favori commun Michel Sardou.
Pour la petite histoire, dans sa jeunesse René servait souvent de chauffeur à ses sœurs et à sa mère, aujourd’hui âgée de 88 ans, qui, très tôt dans la carrière de Mario Pelchat, avaient adopté le fier bleuet.
Il faut souligner que Christian Marc Gendron, qui a fait La Voix 2019 et qu’on a vu récemment aux auditions à l’aveugle, a incité René à plonger dans l’aventure.
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« Ça faisait une dizaine d’années que j’hésitais à faire l’émission pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons. Mon ami Christian Marc – avec qui je collabore pour l’habillage de ses pianos – m’a dit : “ Là tu arrêtes de niaiser et tu t’inscris ! ” »
Sa femme lui a donné sa bénédiction non sans lui avoir fait promettre « de ne pas chialer », quoi qu’il arrive, ce qui impliquait qu’il ne soit pas repêché par l’un des quatre coachs, a-t-il relaté dans un éclat de rire.
Cette fois, lors de la première étape des duels, dimanche, René s’est mesuré à la nouvelle venue Romy Dang, 16 ans, de Laval. Ils ont croisé le fer sur la pièce Chanter, de Florent Pagny, et Mario a choisi de poursuivre l’aventure avec René, voyant sans doute l’expérience de ce dernier comme un atout pour la suite de la compétition.

Mais Corneille a saisi l’occasion de « voler » Romy, pour qui la compétition se poursuit.
L’enthousiasme des jeunes, un « boost » pour le quinquagénaire
René a aimé côtoyer de jeunes talents à La Voix. Il ne restait jamais dans son coin et se mêlait à la gang sans s’arrêter à la différence d’âge. Le fait qu’il soit issu d’une famille de neuf enfants n’est sûrement pas étranger à son entregent.
« L’enthousiasme des jeunes m’a donné un coup de fouet pour continuer à faire ce que j’aime le plus, de la scène, même si ça fait 25 ans que je travaille fort pour avoir une carrière et, quelque part, je ne dirais pas que je n’ai pas réussi, mais personne ne me connaît vraiment », a dit le natif de Saint-Prosper, révélant que Tocadéo, qui lancera un nouveau spectacle en 2027 « reste sa priorité », bien qu’il souhaite relancer son spectacle solo consacré à la chanson française.