L’engouement de la NCAA pour une joueuse de basketball québécoise est complètement fou


Richard Boutin
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L’ouragan de la NCAA déferle depuis le printemps et la tempête n’est pas près de s’estomper pour la joueuse de basketball Amélia Sow.
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Les programmes de la NCAA peuvent maintenant contacter directement les athlètes qui sont admissibles pour le recrutement de 2027 au lieu de passer par une tierce personne et ils ne s’en privent pas.
Sow a reçu 70 lettres d’intérêt et 12 offres. C’est fou? lui a-t-on demandé. «C’est effectivement la folie. Les visites officielles débuteront au printemps 2026. Maryland, Georgia Tech, Boston College et Penn sont parmi les gros programmes qui m’ont soumis une offre. Je souhaite prendre ma décision à l’été 2026 afin de disputer ma dernière saison l’esprit tranquille.»

Sa mère, Marie-Hélène Pedneau, qui est aussi son entraîneuse, a ajouté le boulot d’agente non officielle à ses tâches. «C’est complètement débile, a-t-elle mentionné. Elle reçoit des textos sans arrêt. Je ne pensais pas que ça allait être aussi gros, la NCAA. Je dois l’a délestée de certaines tâches. Je me suis bâti un fichier Excel, sinon je ne pourrais pas suivre. C’est très demandant, mais c’est aussi un privilège pour la famille.»
Une offre dans les six chiffres?
Avec l’explosion des sommes provenant du NIL («name, image, likeness» ou «nom, image, ressemblance» en français), la joueuse de 16 ans pourrait gagner le gros lot. «Dans la ligue estivale où Amélia évolue, j’ai coaché des filles qui ont obtenu des sommes dans les six chiffres, a raconté l’ancienne capitaine du Rouge et Or de l’Université Laval. On ne sait pas à quoi s’attendre. L’argent sera un facteur, mais ne déterminera pas le choix d’Amélia. Nous sommes une famille qui ne manque de rien. C’est son bien-être qui sera le plus important dans le choix final.»
La présence de Sow au 28e rang du classement des plus beaux espoirs du réseau ESPN pour la cuvée 2027 explique cet engouement pour la garde de 6 pi 1 po native de Québec.
Elle opte pour une académie en Ontario
Sow quittera le foyer familial la semaine prochaine et rejoindra l’Académie internationale de Fort Érié, où elle peaufinera son art au cours des deux prochaines saisons dans cette école préparatoire afin de maximiser sa préparation pour la prochaine étape.
Après trois saisons avec le Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF) au sein de l’équipe excellence, qui dispute des tournois en Ontario et aux États-Unis et qui n’évolue pas dans les cadres du RSEQ, elle fera sa 12e année dans la province de Doug Ford.
«L’école préparatoire a toujours été dans les plans et je savais que j’allais devoir quitter tôt ou tard, a-t-elle indiqué. Il s’agira de deux années de transition avant la NCAA. J’aurais pu faire une quatrième année au SSF, mais plusieurs coéquipières que je côtoie depuis ma deuxième secondaire ont quitté pour le niveau collégial.»
La séparation sera plus émotive pour la maman. «Ça va me serrer le cœur et je vais en brailler un bon coup quand nous allons la laisser dans sa petite résidence la semaine prochaine, a-t-elle exprimé. C’est ma fille, ma joueuse, ma compagne de voyage et mon amie. Ça va faire un énorme trou dans la vie familiale.»
Pedneau estime toutefois que son athlète de fille est prête pour ce nouveau défi. «Depuis qu’elle est toute jeune, on l’a préparée pour ça. Elle est fière et bien dans sa peau. J’ai confiance en son jugement et en son entraîneur, avec qui je coache pendant l’été.»
Quand leurs enfants étaient d’âge primaire, Pedneau et son mari, Samuel Audet-Sow, qui a été un joueur étoile avec le Rouge et Or, ont déménagé deux ans à Toronto afin que leurs enfants apprennent l’anglais. «C’était avant tout pour la langue, mais il y a eu des avantages collatéraux de se retrouver dans la mecque du basketball au Canada. Les enfants ont aussi élargi leurs horizons.»