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Leïla Beaudoin a été changée par la pandémie

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-08-15T21:58:30Z

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QUÉBEC | Leïla Beaudoin (11-1, 1 K.-O.), qui est infirmière de formation, aurait pu sortir de la pandémie épuisée comme beaucoup. Elle en est plutôt ressortie grandie. 

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Ainsi, la boxeuse originaire du Témiscouata n’est pas étonnée de se retrouver dans un combat pour le titre WBO International des superplumes (130 lb) contre la Bolivienne d’origine Lizbeth Crespo (15-7, 4 K.-O.).

«Je n’ai rien à craindre de mon adversaire. C’est une fille qui va frapper en même temps qu’on frappe, sa défensive ça va être un peu ça. Elle va essayer de contre-attaquer, elle a des mains rapides et elle lance des bourrasques de combinaisons», a résumé la boxeuse de 28 ans jeudi.

«Pour moi, il faudra faire de courtes combinaisons, sortir et revenir avec une deuxième attaque pour essayer de lui faire payer.»

Leïla Beaudoin croit beaucoup plus en elle et semble en pleine confiance.
Leïla Beaudoin croit beaucoup plus en elle et semble en pleine confiance. Photo fournie par EYE OF THE TIGER MANAGEMENT, VINCENT ÉTHIER

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Et pourtant

Revenons-en donc à cette histoire de pandémie parce que, bien franchement, on lui demande comment elle s’en est mieux sortie que nous.

C’est en nous expliquant que ce combat se présente au moment opportun qu’elle explique.

«Il arrive au bon moment. En tant que boxeuse, j’ai vraiment évolué. La boxeuse que j’étais avant la pandémie c’était une petite boxeuse locale. Je le dis moi-même, je suis très honnête.

«Après la pandémie, je suis revenue changée. Je suis retournée m’entraîner avec Émilien [Boucher-Johnston], on a repris ma boxe du début, on m’a changée complètement et quand j’ai recommencé à boxer, je me suis vue rivaliser avec l’élite.»

Les yeux sur le titre

Même si elle a subi son premier revers en carrière dans cette nouvelle période de grâce, elle l’a exorcisé en triomphant de celle qui l’avait battue, Elizabeth Chavez Espinoza, à Québec en janvier dernier.

La Leïla Beaudoin prépandémique aurait peut-être eu des doutes face à ce genre de défi, mais c’est fini. Cette chance de rapporter une ceinture à la maison, elle la prend à bras le corps.

«Si j’avais eu une chance de combat de championnat comme ça, je ne me serais peut-être pas vue gagner, mais là je veux gagner, je sais que je suis capable de le faire et ensuite je vise le Championnat du monde.

«Avant, je ne visais pas nécessairement le Championnat du monde parce que je me disais que ça ne se pouvait pas que je rivalise avec les filles que je regarde boxer, mais là je me vois boxer avec ces filles-là et même les battre.»

Beaudoin a aussi expliqué que les choses étaient un peu différentes en boxe féminine, où une défaite influe souvent moins sur le classement de la pugiliste.

«Si j’avais été un gars, ça aurait peut-être plus joué au niveau de mon classement parce qu’ils sont 1000 ou 2000 dans une catégorie. Je suis dans une catégorie où il y a beaucoup de filles, on est 200. Dans certaines catégories, il y a 30 ou 40, voire 20 filles.

«Je travaille extrêmement fort. J’avais tous les outils avec moi pour être encore plus forte, développer des meilleures aptitudes de boxe. C’est la qualité du travail que j’ai fait avec mes coachs qui va faire la différence samedi.

«D’aller venger cette défaite m’a rétablie dans les classements.»

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