Legault se demande si Justin Trudeau est en bonne position pour négocier avec Trump

Marc-André Gagnon
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WASHINGTON – Aux côtés de ses homologues des provinces canadiennes, François Legault s’est demandé si Justin Trudeau, qui se prépare à quitter, est en bonne position pour renégocier l’entente de libre-échange avec Donald Trump.
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«Évidemment, la question qui se pose, c'est: peut-on négocier avec un premier ministre au Canada qui est là de façon temporaire», a soulevé M. Legault, en visant Justin Trudeau, qui a débuté l’année en annonçant qu’il quitterait ses fonctions lorsque les membres du Parti libéral du Canada lui désigneront un successeur.
Malgré ce contexte et l'incertitude, pour le premier ministre du Québec, il faut renégocier d’urgence l’entente de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique afin que Donald Trump y trouve son compte.
Il n'y a rien de pire pour l'économie que l'incertitude. Il faut renégocier maintenant. pic.twitter.com/ClXfGasdKe
— François Legault (@francoislegault) February 12, 2025
D’entrée de jeu, M. Legault a concédé que les premiers ministres des provinces canadiennes, qui sont réunis dans la capitale américaine, ne sont pas tous du même avis que lui à ce sujet.
«Ça fait partie des discussions. Il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre», a reconnu le premier ministre du Québec.
«On est mieux de commencer le plus rapidement possible [à renégocier l’entente de libre-échange] parce que l'élection fédérale pourrait avoir lieu dans plusieurs mois», croit M. Legault.
Or, le ministre fédéral des Finances, Dominic Leblanc, ne croit pas qu'il soit réaliste d'envisager une révision de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) avant avril.
Leblanc piqué au vif
Piqué au vif par la remarque de François Legault concernant Justin Trudeau, M. Leblanc, n'a pas tardé à répliquer.
«Écoutez, nous sommes le gouvernement élu», a rappelé M. Leblanc, venu rencontrer les premiers ministres des provinces canadiennes réunis à Washington et le nouveau secrétaire américain au Commerce de l'administration Trump, Howard Lutnick.
«Est-ce qu'on pense que M. Legault est affaibli parce qu'il y aura une élection au Québec dans l'année prochaine? Je comprends l'argument, (mais) pour nous, ce n'est pas très constructif», a dit M. Leblanc.
Le grand argentier du gouvernement Trudeau a souligné l’ampleur la tâche devant son gouvernement et ceux des provinces.
«Si on se cache en dessous du pupitre parce qu'il y aura une élection en 2025, imaginez-vous les questions que vous allez nous poser... Mais comment ça se fait que vous ne sortez pas du bureau? Vous vous cachez, a ironisé le ministre Leblanc. Vous êtes sur les pistes de Ski-Doo, Vous ne faites pas votre travail? [...] C'est un moment important pour le pays.»
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