Legault a sa part de responsabilité dans les ratés en éducation, dit le PQ

Vincent Larin
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François Legault a sa part de responsabilité dans la gestion «chaotique» de la pandémie par son ministre de l’Éducation, estime la députée péquiste Véronique Hivon.
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«M. Legault ne prête pas tout le concours qu'il devrait prêter pour quelqu'un qui prétend que l'éducation est sa grande priorité et qui est arrivé en nous disant ça comme premier ministre du Québec», a affirmé la porte-parole du Parti québécois en matière d’éducation, vendredi.
La veille, Véronique Hivon avait reproché au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge de faire vivre «le supplice de la goutte d’eau» aux professeurs et autres acteurs du domaine avec des annonces floues.
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François Legault s’est ensuite porté à la défense de son ministre en affirmant qu’il «ne voudrait pas avoir personne d'autre que lui pour gérer» la crise actuelle.
Or, au-delà de la crise, les résultats des réformes promises par la Coalition avenir Québec (CAQ) ne sont toujours pas au rendez-vous, remarque Véronique Hivon en pointant le nombre record de démissions d’enseignants.
«Il n'y a rien qui s'est amélioré. Et les enseignants, qui devaient être la grande priorité, la valorisation des enseignants, bien, c'est le contraire qu'on voit. On va être dans une année record pour la perte des effectifs», a-t-elle déploré.
Selon Véronique Hivon, le gouvernement doit donc rapidement changer d’approche et commencer à négocier «de bonne foi» avec les enseignants dans le cadre du renouvellement de leur convention collective afin d’améliorer leurs conditions de travail.
Vendredi, Le Journal de Montréal a rapporté que le nombre de profs ayant démissionné n’a jamais été aussi élevé en cinq ans dans plusieurs centres de services scolaires, une tendance de fond que la pandémie semble avoir accélérée.
Selon la porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christian Labrie, il est «ridicule» de se réjouir de la hausse des inscriptions dans les programmes d’enseignement sans prendre en compte les démissions sur le terrain, comme le fait le ministre Jean-François Roberge.
«Surtout quand on sait que l'abandon des nouveaux diplômés est élevé et que les démissions sont en hausse, même chez les enseignants d'expérience. Si l'éducation était vraiment la priorité de la CAQ, ils auraient déjà trouvé les moyens de signer une convention collective qui favorise la rétention et le recrutement des enseignants», a-t-elle dit.