Legault réitère sa confiance envers son ministre de l’Éducation
Vincent Larin
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François Legault réitère sa confiance à l’endroit de son ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ciblé par de nombreuses critiques, ces derniers temps, en lien avec le déploiement de mesures d’aides aux élèves.
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«On vit actuellement une crise qui est sans précédent, puis je ne voudrais pas avoir personne d'autre que lui pour gérer ça», a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec en conférence de presse jeudi.
Pour François Legault, son ministre de l’Éducation est «un gars qui a de l’expérience, qui a été enseignant» et «qui en a fait beaucoup depuis qu’il est là».
- Écoutez la coordonnatrice scientifique du collectif «COVID Stop», Nancy Delagrave, avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:
Quelques heures plus tôt, la porte-parole du Parti québécois en matière d’éducation, Véronique Hivon, avait plutôt reproché à Jean-François Roberge de faire vivre le «supplice de la goutte» au milieu de l’éducation avec des annonces «pas ficelées».
«C’est que ça met tout le monde, tout le milieu scolaire sur tension, à ne jamais être capable d’avoir des réponses pour les parents qui posent des questions, pour les enseignants qui posent des questions, pour les directions qui posent des questions», a-t-elle martelé en point de presse jeudi.
- Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:
Début janvier, Jean-François Roberge a annoncé le nouveau plan de match du gouvernement pour aider les élèves en période de pandémie: examens de fin d’année annulés, nouveaux services de tutorat, bulletins modifiés et notions à enseigner plus ciblées appelées «savoirs essentiels».
Or, près d’un mois après la reprise des classes, la pondération exacte des deux bulletins restants se fait toujours attendre, les «savoirs essentiels» aussi, déplore Véronique Hivon. Et l’appel aux volontaires pour le tutorat vient juste d’être lancé, avec très peu de moyens, ajoute-t-elle.
«Des 33 M$ qui étaient annoncés hier, pour le tutorat comme tel, c’est 11 M$ [...]. Quand on tient compte de l’ampleur des besoins avec les directions d’école qui ont évalué qu’on devait être autour de 30% de situations d’échec à l’automne, c’est évidemment une goutte d’eau dans l’océan», soupire-t-elle.
Jeudi, le cabinet du ministre Roberge n’était pas en mesure de préciser à quel moment les annonces concernant la pondération des bulletins et les «savoirs essentiels» seraient faites.