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De futurs profs en grève pour un test de français, d'autres pour de meilleures conditions de stage

Photo stock.adobe.com (LincB)
Photo portrait de Daphnée  Dion-Viens
2022-10-25T01:41:45Z

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Les enjeux entourant le test de français obligatoire pour les futurs profs ne sont pas une priorité pour tous les étudiants en enseignement. D’autres se mobilisent plutôt pour obtenir de meilleures conditions lors de leurs stages en milieu scolaire.

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Le Journal rapportait lundi que des étudiantes en enseignement organisent une journée de «grève» pour protester contre certaines exigences liées au Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qu’ils doivent obligatoirement avoir réussi à la troisième année de leur formation. 

De futurs profs refuseront de faire de la suppléance dans les écoles ce jeudi en guise de «moyen de pression».

En grève pour les stages

Or à l’UQAM, ce sont plutôt les conditions de stage qui mobilisent les troupes.

Les membres de l’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation sont en grève depuis la mi-octobre et le débrayage est prévu au moins jusqu’au début novembre.

Ces étudiants réclament notamment une rémunération pendant leur stage, une révision de la charge de travail et une plus grande flexibilité pour les étudiants-parents. 

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«On a beaucoup d’autres priorités» que le TECFÉE, lance Danaë Simard, responsable des communications pour l’Association.

Pas d’assouplissement en vue

Les critiques des étudiants envers le TECFÉE sont d’ailleurs loin d’être partagées par les représentants des facultés des sciences de l’éducation.

La pénurie n’est pas une raison pour diminuer les exigences en français, affirme Jean Bélanger, président de l’Association des doyens et directeurs pour l’étude et la recherche en éducation au Québec (ADÉREQ).

«Dans le contexte actuel, on est plutôt censé valoriser la maîtrise de la langue française au Québec. L’enseignant est le premier modèle de transmission de cette langue-là», dit celui qui est aussi doyen à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM.

Il serait préférable de mettre en place davantage de mesures d’aide pour les étudiants et de s’assurer que ceux qui en ont besoin y ont vraiment recours, ajoute M. Bélanger. «Il n’y a pas un test qui est parfait, mais il est ce qu’il y a de mieux pour l’instant», lance-t-il.

L’ADÉREQ s’oppose par ailleurs à un projet de règlement qui diminuerait les exigences en français pour les profs formés à l’étranger. Selon les modifications proposées par Québec, un enseignant formé à l’étranger aurait maintenant cinq ans pour réussir le TECFÉE alors qu’il doit présentement obtenir la note de passage avant d’obtenir l’autorisation d’enseigner.

«On s’oppose à cette modification, qui viendrait créer une iniquité importante», affirme M. Bélanger. 

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on s’est contenté d’affirmer lundi que le nouveau ministre, Bernard Drainville, «entend les préoccupations des étudiants» concernant le TECFÉE et qu’il prend connaissance de ses dossiers.

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