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Le Suisse qui a joué dans la LHJMQ avant que ce soit à la mode

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-07-04T21:06:45Z

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Vous connaissez sans doute Timo Meier et Nico Hishcier, deux Suisses qui ont émerveillé la LHJMQ, mais il se peut fort bien que Jan Cadieux ne vous dise rien.

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Bon, on entend déjà les gens de Rimouski nous dire qu’ils le connaissent puisque Cadieux a joué deux saisons avec l’Océanic à la fin des années 1990, remportant la Coupe Memorial en 2000.

Mais pourquoi donc vous parler d’un Suisse un peu obscur qui a joué dans la LHJMQ il y a 25 ans? Parce que selon nos recherches, c’est le premier joueur helvète à avoir joué dans la Ligue canadienne de hockey. Et Cadieux, qui est aujourd’hui entraîneur-chef de Genève-Servette en Ligue A, fait partie des entraîneurs invités au camp de développement du Canadien.

«On m’a déjà parlé de ça et je crois que c’est le cas, précise l’homme de 44 ans. Il y a beaucoup de très bons joueurs qui m’ont suivi et qui étaient vraiment meilleurs que moi.»

Terrifiant

N’empêche qu’il a formé un trio terrifiant en compagnie de Brad Richards et Juraj Kolnik en 1999-2000. Cadieux a amassé 110 points, Kolnik en a produit 106 et Richards 186.

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C’est d’ailleurs Richards de même que Vincent Lecavalier qui ont été à l’origine de son arrivée dans le Bas-Saint-Laurent.

«J’avais joué avec eux à Notre-Dame en Saskatchewan et ils m’ont parlé de Rimouski. Vincent a été le premier à y aller, Brad l’a suivi l’année suivante et j’ai rejoint Brad en 1998, mais Vincent venait de partir pour Tampa Bay», relate Cadieux.

Celui-ci ne réalisait pas à ce moment-là qu’il était une sorte de pionnier à une époque où le hockey suisse amorçait un virage important.

Protégés

Depuis son passage dans la LHJMQ, près de 40 Suisses y sont aussi passés. Les choses ont donc bien changé et c’est tant mieux pour le hockey suisse.

«À aucun moment je n’ai pensé que j’étais un pionnier, assure-t-il. Les choses ont fait que j’ai eu cette opportunité de venir à Rimouski et peut-être que j’ai ouvert la voie, mais je n’ai été que le premier. À cette époque, les jeunes joueurs suisses étaient dans une zone de confort et ils avaient peur de partir, c’était comme ça.»

Comme ceux qui ont quitté pour les circuits juniors canadiens se sont multipliés avec les années, les jeunes hockeyeurs suisses ont réalisé qu’il y avait plus d’options pour eux.

«Si les jeunes partent tôt et qu’ils réalisent qu’ils sont capables de jouer à un haut niveau, ça facilite les choses.»

Essor

Le hockey suisse se porte maintenant très bien. On peut en prendre pour preuve les trois médailles d’argent récoltées au Championnat du monde depuis 2013, dont une en mai dernier contre la Tchéquie.

«On avait beaucoup de retard sur les Tchèques, les Slovaques, les Suédois et les Finlandais et maintenant, je pense qu’on a dépassé la Slovaquie.

«On reste un petit pays en nombre de joueurs, mais la fédération a beaucoup investi dans le développement des entraîneurs, des structures et des jeunes.»

Et Jan Cadieux peut se dire qu’il y a un petit peu de lui dans ça. Et les Rimouskois pourront se dire qu’ils ont hébergé un pionnier.

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