Le stress d’une maman de gardienne de but

Mylène Richard
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OTTAWA | Les matchs sont âprement disputés dans la LPHF, rien pour aider le cœur d’une maman de gardienne de but.
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Même si la dernière partie de la saison s’est soldée par un blanchissage de 4 à 0 d’Ann-Renée Desbiens, sa mère était stressée sur son siège au Centre Canadian Tire, mercredi, jusqu’à ce que la Victoire de Montréal prenne les devants 2 à 0 à mi-chemin au troisième vingt, face à la Charge d’Ottawa.
« Ce n’est pas tout le temps facile, a admis Claire Desbiens au Journal lors des célébrations sur la patinoire ontarienne. On a confiance, mais c’est sûr qu’à 1 à 0, ça peut tourner d’un bord comme de l’autre. »
« Je regardais le cadran. J’étais avec ma sœur et je disais : “Une minute de passée”. La dernière période a été très longue. Une fois que c’était 2 à 0, c’était mieux, mais rien n’est assuré. [Nos adversaires] enlèvent leur gardienne, on prend une punition et tout est possible à six contre quatre », a raconté la dame de Charlevoix.
« Là, on est corrects ! » a-t-elle lancé en riant.

Son équipe
Quand Mme Desbiens parle de la Victoire, elle utilise le pronom « on », parce que la famille des joueuses est un membre à part entière de l’équipe.
« Cette coupe, on la voulait vraiment. Ça manquait à notre palmarès. On y croyait tout le temps, mais c’est de plus en dur de la gagner », a noté la maman de la médaillée d’or aux Jeux olympiques de Pékin en 2022 et triple championne du monde en 2021, 2022 et 2024.
FIDÈLES À NOTRE NOM
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Un choix arrogant
La saison dernière, la Victoire avait choisi d’affronter la Charge en demi-finale en vertu de son statut de reine du calendrier régulier. Ottawa l’avait ensuite éliminée, avant de perdre en finale face au Frost du Minnesota.
Il y a quelques semaines, Montréal avait encore ce privilège et a opté pour les championnes des deux premières campagnes au premier tour plutôt que pour la Charge.
« Certains croyaient que c’était arrogant, mais on l’a fait pareil. Ann-Renée m’avait dit : “Maman, qu’on fasse notre choix ou pas, il faut toutes les battre” », a relaté Mme Desbiens, fière que l’histoire ait enfin tourné en faveur de sa fille.