La «bête» Abby Roque et le pipi de Marie-Philip Poulin

Mylène Richard
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OTTAWA | L’une des plus importantes acquisitions de la Victoire de Montréal est certainement Abby Roque, qui a inscrit les deux premiers buts mercredi, en route vers la coupe Walter.
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« Je ne peux pas être plus heureuse. C’est le meilleur moment de ma carrière », a laissé tomber la médaillée d’argent avec les États-Unis aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.
«[Roque] est une bête ! Elle est une compétitrice incroyable, elle veut gagner, elle n’a peur de rien », l’a vantée son entraîneuse Kori Cheverie, première coach féminine couronnée dans la LPHF.
Obtenue contre Kristin O’Neill lors du repêchage de juin dans une transaction avec les Sirens de New York, avec qui elle n’avait jamais participé aux séries, Roque était la pièce manquante pour mener la Victoire aux grands honneurs.
L’Américaine de 28 ans a complété à merveille le premier trio aux côtés de Marie-Philip Poulin et Laura Stacey, effaçant une mauvaise réputation concernant son éthique de travail.
« Cette équipe représente tout pour moi. Tout le monde est fantastique et donne son maximum. J’aime chaque personne de cette organisation », a mentionné Roque, qui souhaite profiter de ce championnat, puisque l’équipe sera bien différente la saison prochaine en raison de la venue de quatre nouveaux clubs.
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— PWHL (@thepwhlofficial) May 21, 2026
Poulin a fait pipi
Poulin et Stacey ont d’ailleurs été complices sur son premier filet mercredi face à la Charge à Ottawa, après que Stacey a encaissé une solide mise en échec, laissant le champ libre à ses coéquipières.
« Elle a été fantastique. Quel match ! Nous étions vraiment excitées de l’accueillir au sein de notre formation. Ç’a bien fonctionné », a commenté Stacey.
« C’est une compétitrice née et elle l’a démontré encore une fois, a renchéri ‘‘Pou’’. Elle voulait gagner et on l’a fait ensemble. C’était tout un travail d’équipe. »
La capitaine peut aussi remercier Roque d’avoir enfilé l’aiguille pendant qu’elle était au cachot pour une obstruction sur la gardienne Gwyneth Philips, à mi-chemin en troisième période.
« Il a fait du bien, ce but-là. Je ne me sentais pas super bien au banc des punitions, a avoué Poulin. De la voir garder son calme, transporter la rondelle, marquer et ensuite voir les filles arriver vers moi, c’était quelque chose. »
« Je pense que j’ai fait un peu pipi, j’étais trop excitée ! » a avoué la Beauceronne de 35 ans en conférence de presse.
En mission
L’architecte de cette équipe championne, c’est Danièle Sauvageau, sans mots au son de la sirène.
« En regardant ces femmes travailler chaque jour, on est nourri par l’admiration. Il est arrivé plein de trucs. Quand on parle de résilience et d’aller chercher le meilleur de soi-même... J’ai simplement été témoin d’une belle aventure. On a fini premières au classement et on a remporté la coupe, qui est très lourde, en passant ! On était en mission », a mentionné la directrice générale montréalaise.
Celle n’ayant pu retenir ses larmes n’avait pas choisi le nom « Victoire ». C’était une décision de la ligue, une décision qui venait avec beaucoup de pression.
« Ce n’est pas le nom d’une équipe qui prend son sens, c’est son ADN, qui a été construit avec ces joueuses », a philosophé la coach d’Équipe Canada, médaillée d’or aux Jeux de Salt Lake City en 2002.