VANCOUVER | L’équipe canadienne de soccer avait besoin d’un spécialiste des phases de jeu arrêté, et c’est au Québec qu’elle a trouvé son arme secrète.
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En fait, Nicolas Gagnon était à Southampton, en Premier League anglaise, quand le sélectionneur de l’unifolié, Jesse Marsch, l’a contacté il y a un an sur recommandation du Montréalais Mauro Biello, adjoint à l’Américain.
« Humainement et sportivement, on a été rapidement sur la même page. C’était assez facile. Le groupe est soudé et c’est une super expérience », a soutenu Gagnon au sujet des premiers camps auxquels il a participé avec le Canada.

En Arabie saoudite
Entre-temps, Gagnon s’est retrouvé en Arabie saoudite, où son équipe du Neom SC a affronté deux fois celle du légendaire Cristiano Ronaldo.
Il y a travaillé avec le Français Christophe Galtier, qui a dirigé Lionel Messi, Neymar et Kylian Mbappé avec le Paris Saint-Germain, ainsi que le Franco-Ontarien Jonathan David à Lille.
« Les meilleures équipes en MLS pourraient figurer en milieu ou en haut de classement en Arabie saoudite. Mais les stades et les ambiances sont mieux en Amérique », selon Gagnon.
Avant ça, l’instructeur était en Angleterre, mais un problème de visa l’a empêché d’honorer son contrat de trois ans à Sunderland.

Une facette négligée
Le coach de 40 ans s’est spécialisé dans les coups de pied de coin, des coups francs et des rentrées de touche, une facette du jeu qui a longtemps été négligée.
« En Premier League, il y a 2-3 personnes qui s’occupent des balles arrêtées, dont les statistiques avancées », a assuré Gagnon.
À la Coupe du monde de soccer, le Québécois Nathan Saliba a d’ailleurs marqué sur un superbe coup franc contre le Qatar.
Si Gagnon s’intéresse aux phases arrêtées, c’est grâce à Nicolas Jover, responsable de cet aspect avec Arsenal. Les deux hommes se sont rencontrés à l’Université de Sherbrooke et l’ancien membre du personnel de l’Académie de l’Impact de Montréal pendant 11 ans l’a visité au Royaume-Uni.
« Il y a plein de trucs qui ont cliqué dans ma tête. Mes équipes ne marquaient pas sur balles arrêtées et elles se sont mises à réussir 25 buts par année dans ces situations », a raconté celui ayant amorcé sa carrière de coach à l’âge de 13 ans à Saint-Hyacinthe.

Loin de la famille
Gagnon a ensuite gravi les échelons dans la région Richelieu-Yamaska, au Québec, puis au Canada, tout en poursuivant son apprentissage au Brésil et en France.
Lorsque les liens ont été rompus avec l’organisation du CF Montréal, il a été directeur technique en Mauricie avant d’aller en Turquie afin d’aider le club historique de Göztepe sur les phases arrêtées.
Peu importe où le soccer le mènera après la Coupe du monde, Gagnon promet que sa famille, dont sa fille Antonia, sept ans, le suivra. Elle est d’ailleurs à Vancouver pour encourager son papa.
« Je n’ai pas vu souvent ma femme et ma fille dernièrement. Je suis content qu’elles soient avec moi », a souri Gagnon.

