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Lutte NSPW: le rôle de scripteur, c’est pour les cerveaux hyperactifs

Michael Bisson retire de la satisfaction dans l’art de monter un spectacle

De temps à autre, Michael Bisson sort de son poste habituel de scripteur le temps d’un combat dans la peau de Michael Style.
De temps à autre, Michael Bisson sort de son poste habituel de scripteur le temps d’un combat dans la peau de Michael Style. PHOTO ANDRÉ BEAUPRÉ / NSPW
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-06-13T23:00:00Z

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La NSPW est la fédération de lutte qui connaît le plus de succès au Québec. Ce samedi 15 juin, elle présentera son gala phare, Golden Opportunity XIV, au Pavillon Guy-Lafleur, à Québec. Derrière les lutteurs excentriques dans le ring se cachent des personnalités plus effacées dans la vie de tous les jours, qui doivent jongler entre leur métier souvent prenant, leur famille et leur passion pour la lutte. Le Journal vous invite à découvrir la véritable vie de ces athlètes hors norme.

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On ne vous apprend rien en vous disant que la lutte est arrangée avec le gars des vues, comme le dit une vieille expression québécoise. Le gars des vues, dans la NSPW, c’est le scripteur Michael Bisson.

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En gros, ce dernier est celui qui imagine les histoires qui vont mener à des combats. C’est celui qui réalise les spectacles. C’est celui qui détermine qui va prendre le micro à quel moment et qui pense sans arrêt aux rivalités qui peuvent se développer sur plusieurs mois.

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Bienvenue dans le cerveau de Michael Bisson, un concepteur de jeux vidéo de jour pour gagner sa croûte, mais aussi un homme plongé dans l’univers unique de la lutte à toute heure!

«Ça habite continuellement mon esprit. J’ai des notes dans mon téléphone et dès que j’ai une pause au travail, j’écris des choses. Ça peut me prendre à la salle de bain, en voiture, à n’importe quel moment.

«Je ne peux pas garder mon cerveau au calme. Aller relaxer au spa pour moi, c’est un défi!» blague celui qui lutte aussi occasionnellement sous le nom de Michael Style.

Comme de la gestion de personnel
Comme scripteur, Michael Bisson doit parfois intégrer le lutteur qu’il incarne, Michael Style, dans l’action.
Comme scripteur, Michael Bisson doit parfois intégrer le lutteur qu’il incarne, Michael Style, dans l’action. PHOTO ANDRÉ BEAUPRÉ / NSPW

Ce que fait le scripteur s’apparente drôlement à un rôle de gestionnaire en entreprise. C’est pourquoi, lorsqu’il passe une entrevue pour un «vrai» emploi, Bisson n’hésite jamais à évoquer son expérience dans la lutte.

«Je ne me suis jamais caché de ça. J’ai à gérer continuellement de 20 à 30 personnes, à m’assurer que tout le monde connaît son rôle, ce qu’il a à dire, à quel moment il intervient dans le show. Il faut savoir gérer des conflits, avoir une vision à long terme, être créatif et organisé», fait-il valoir.

Gérer des conflits, vraiment? Absolument! Il faut savoir que les lutteurs, même s’ils sont impliqués dans des issues déterminées d’avance, sont de fiers compétiteurs et veulent tous occuper un rôle clé.

«Tout le monde a sa perception de sa propre valeur et tout le monde veut être au top dans les grosses histoires. En même temps, tout le monde comprend que c’est une collaboration», mentionne-t-il.

Une autre époque

Il fut un temps où une vaste majorité d’amateurs croyait que la lutte n’avait rien d’un spectacle organisé. Le scripteur de la NSPW ne se dit pas trop nostalgique de cette époque révolue.

«Les gens embarquent et se laissent plonger dans cet univers, dans ce théâtre interactif», se réjouit Bisson.

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