Le Québécois Charle-Édouard D’Astous vole la vedette au Centre Bell

Mylène Richard
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Charle-Édouard D’Astous ne pouvait pas demander mieux pour son premier match au Centre Bell, son premier en sol québécois depuis le junior, il y a sept ans.
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Le défenseur du Lightning de Tampa Bay a inscrit son troisième but dans la LNH, portant le pointage à 4 à 0 en début de deuxième période. Il a dirigé cinq lancers en un peu plus de 23 minutes de jeu, étant nommé première étoile à l’issue de la rencontre.
«C’est un beau feeling de pouvoir compter à Montréal devant mes amis et ma famille. C’est un rêve de jeune enfant québécois de jouer au Centre Bell», a mentionné D’Astous au terme d’une victoire de 6 à 1 sur le Canadien.
L’ancien de l’Océanic de Rimouski, dans la LHJMQ, a pu compter sur l’appui d’environ 50 proches, soit des membres de sa famille et des amis.
«J’étais un peu nerveux, mais c’était un bon stress, a-t-il noté. J’avais surtout hâte de jouer au Centre Bell. Tout le monde dit que c’est une des meilleures places où jouer. C’était vraiment le fun.»
Des frissons
Mettre en échec Brendan Gallagher dès sa première présence sur la glace ne lui a certainement pas nui.
«Ça m’a donné des petits frissons, a-t-il admis, et c’était une bonne façon de rentrer dans la game.»
Sa soirée s’est conclue par un excellent différentiel de +5, lui qui en avait connu une de -5 face aux Rangers de New York en novembre.
«Si tu m’avais dit avant la game que j’allais marquer et finir +5, je l’aurais pris tout de suite!» a-t-il lancé.
«Je ne peux pas m’imaginer ce que ça représente pour un francophone de jouer au Centre Bell, dans cette atmosphère. C’est un endroit spécial et unique, a souligné son entraîneur Jon Cooper. Je suis très heureux pour lui. Il a certainement réalisé un rêve.»

Patience
D’Astous a fait preuve de persévérance, patientant sept ans avant de jouer dans la LNH, à 27 ans. Jamais repêché, il a évolué dans la Ligue américaine et l’East Coast avant de s’envoler pour l’Europe. Il avait alors fait une promesse.
«J’avais dit à tout le monde que j’allais jouer en Finlande et en Suède et ensuite dans la Ligue nationale», a-t-il relaté.
Puis, le Rimouskois a signé un contrat avec l’organisation du Lightning. C’est là qu’il a encerclé la date du 9 décembre, même après avoir entamé la campagne avec le club-école.
«Ma famille a été d’un immense support au cours des dernières années. Sans elle, je ne serais sûrement pas ici», a admis celui qui a été accueilli comme un héros par les siens après avoir rencontré les médias.
«Il n’a jamais abandonné, avait indiqué Cooper avant la partie. Tu ne sais jamais quand tu auras la chance de jouer dans la LNH. Il m’a impressionné la première fois que je l’ai rencontré. Il a connu du succès partout où il est passé.»

En confiance
L’histoire de D’Astous est inspirante, mais il ne souhaite pas qu’elle se termine de sitôt.
«Depuis que je suis arrivé, je me suis beaucoup amélioré. J’ai gagné en confiance et les entraîneurs me font jouer en avantage et en désavantage numériques. J’ai ma place dans cette ligue», a assuré celui dont la main droite était enveloppée dans de la glace.
«Il mérite d’être avec nous après tout ce qu’il a parcouru. Il m’a ouvert les yeux au camp. Il m’a surpris en jouant avec robustesse face aux Panthers en présaison. Il s’est démarqué, et pas seulement sur la patinoire en raison de ses habiletés», a soutenu Cooper.