Le premier trio étouffé par le Lightning: il faut trouver une solution à ce problème
Un seul tir au but à cinq contre cinq

Dave Lévesque
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TAMPA BAY | Le Canadien est parvenu à battre le Lightning même s’il a été privé de son arme la plus redoutable : son premier trio.
Le collègue Jonathan Bernier le confirme avec un texte bien étoffé : Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ont passé une soirée difficile à cinq contre cinq face à l’unité d’Anthony Cirelli, Brandon Hagel et Jake Guentzel. Les trois Montréalais ont été dominés à tous les égards.
« Nous devons trouver une solution, a reconnu Cole Caufield, qui était d’humeur badine après le court entraînement de l’équipe lundi après-midi. C’était le premier match, il y avait une certaine impression d’étude du jeu en essayant de trouver les repères.
« C’est un trio contre qui on ne peut pas vraiment prendre de risques et à qui on ne peut pas donner grand-chose. Il faut attendre qu’ils commettent des revirements et nous devons prendre soin de la rondelle lorsque nous l’avons. On doit jouer de manière honnête et unie. »
Une solution
Une solution est d’éviter que Suzuki et ses partenaires se retrouvent sur la glace en même temps que leurs couvreurs de ce premier match, un thème que Martin St-Louis n’a pas voulu aborder lors de son point de presse après la rencontre, dimanche soir.
Il s’était borné à dire que c’est le genre d’affrontement où on assiste à un jeu du chat et de la souris.
Il n’a pas été tellement plus loquace quand on a voulu savoir comment on pouvait contourner la situation, mardi.
« Ils doivent continuer, ils l’ont fait toute l’année », a-t-il mentionné laconiquement tout en ajoutant que le jeu à cinq contre cinq n’avait pas été si mal malgré une production de seulement neuf tirs au but.
« On peut faire mieux offensivement, on en a parlé aujourd’hui et on va essayer d’amener de meilleures attentions. J’ai aimé nos quatre trios. On doit continuer à gérer les détails des deux côtés de la rondelle. »
Toute la série ?
Considérant que le premier trio du Canadien est en feu depuis que Juraj Slafkovsky y est retourné le 6 mars, est-ce possible de le tenir au silence pendant une série entière qui pourrait s’étirer jusqu’à sept matchs ?
Brandon Hagel estime que c’est faisable même s’il y a eu un moment d’hésitation dans sa réponse.
« Je crois que oui. Ils sont très bons, ils vont obtenir des occasions de marquer, ça ne fait aucun doute. Mais il n’y a pas de doute dans mon esprit que nous pouvons les arrêter. »
Précisons ici que l’unité pilotée par Nick Suzuki n’a obtenu qu’un seul tir à cinq contre cinq, c’était celui de Juraj Slafkovsky en deuxième période. Brandon Hagel est un peu revenu sur ses paroles plus tard en admettant que le talent de ses adversaires rendrait les choses compliquées.
« Nous avons très bien exécuté notre plan de match contre ces gars à cinq contre cinq. Ils sont beaucoup trop bons pour ne pas obtenir des chances, mais quand on est du côté positif des choses, c’est très bon. »
« Ils sont créatifs, rapides et talentueux. On doit être attentifs quand ils sont sur la glace », a ajouté Anthony Cirelli.