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Ce n’était pas une illusion d’optique: Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky ont été neutralisés à forces égales dans le premier match face au Lightning

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-04-20T17:08:50Z

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Jon Cooper avait raison de fulminer en pointant l’indiscipline de ses troupiers pour expliquer ce revers en lever de rideau de la série contre le Canadien. Sans toutes ces visites au cachot, le Lightning aurait possiblement connu un meilleur sort.

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D’autant plus qu’à forces égales, les Floridiens avaient réussi leur mission la plus importante : étouffer le premier trio du Canadien. Évidemment, l’histoire retiendra que Juraj Slafkovsky a inscrit un tour du chapeau, mais à cinq contre cinq, Nick Suzuki, Cole Caufield et lui n’ont rien généré.

Pour être certain que le test de l’œil reflétait la réalité, on a fait appel à nos amis de Sportlogiq. Conclusion : on voit encore clair.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Les robots de la firme de statistiques avancées indiquent qu’Anthony Cirelli, Brandon Hagel et Jake Guentzel ont forcé l’unité la plus dangereuse des Montréalais à passer la soirée à se défendre. Douze fois, Suzuki et ses comparses ont dû harponner une rondelle, tenter de repousser une entrée de zone, bloquer un tir ou intercepter une passe.

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À titre comparatif, leurs vis-à-vis n’ont eu à effectuer ce genre de manœuvre qu’à cinq occasions. Ce qui veut dire qu’ils étaient en possession de la rondelle pratiquement tout le temps.

L’unité du Lightning a également été beaucoup plus agressive dans ses courses pour l’obtention de la rondelle. Elle l’a récupérée 52 fois contre 38 pour celle du Tricolore.

Des failles près de Vasilevskiy

Néanmoins, en dépit du fait que les membres de son premier trio avaient les mains liées, le Canadien, toujours selon les statistiques de Sportlogiq, est parvenu à obtenir 10 occasions de marquer de grande qualité.

Dix occasions de marquer sur seulement neuf tirs ! C’est quand même particulier.

Ça s’explique d’abord par le fait que cinq de ces neuf lancers ont été décochés depuis le bas de l’enclave.

Les passes réussies vers l’enclave sont l’autre facteur à considérer pour comprendre ce nombre élevé d’occasions. Le Canadien en a réussi 14. C’est presque trois fois plus que les cinq du Lightning.

En notant qu’Ivan Demidov (quatre) et Alexandre Texier (deux) en ont réussi six, on comprend que le deuxième trio, pivoté par Alex Newhook, a été le plus dangereux.

Le premier trio, lui ? Une seule, gracieuseté de Cole Caufield. Une preuve irréfutable que c’est difficile de constituer une menace quand tu ne touches pas au disque.

Besoin d’appui

Les habiletés et l’intelligence au jeu des trois principaux attaquants sont suffisamment développées pour qu’ils parviennent à s’ajuster à cette couverture.

Malgré tout, ça prouve que, advenant le cas où les joueurs du Lightning comprennent qu’ils doivent demeurer loin du banc des punitions, il faudra que les trios de Newhook, d’Oliver Kapanen et de Phillip Danault la mettent dedans.

Les brèches défensives sont donc nombreuses dans le camp floridien. Il ne faudra pas juste passer proche, il faudra en tirer profit.

Josh Anderson l’a fait dimanche soir, c’est un bon début. Mais lors des 10 derniers matchs de la saison, les attaquants qui ne jouent pas sur le premier trio n’avaient marqué que sept buts sur les 19 inscrits à forces égales.

Au moins, défensivement, on s’est serré les coudes puisque le Lightning n’a obtenu que trois tirs dangereux à forces égales. 

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