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Le Parti Québécois réclame l’interdiction du cellulaire en classe

Photo d'archives, DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Daphnée  Dion-Viens

Daphnée Dion-Viens

2023-05-12T16:44:17Z
2023-05-12T17:21:37Z

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Alors qu’une majorité d’enseignants sont en faveur de l’interdiction du cellulaire en classe, le Parti Québécois réclame une directive provinciale à ce chapitre. 

• À lire aussi: 9 professeurs sur 10 veulent interdire le cellulaire en classe

Le député péquiste Pascal Bérubé estime qu’une «consigne claire» pour l’ensemble de la province faciliterait la vie des enseignants au quotidien. 

Le cellulaire est «une source de distraction» et la gestion que doivent en faire les profs est souvent problématique, dit-il.

«Il y a des élèves qui vont tenir à le garder absolument, il y a des parents qui tiennent aussi à ce que leur enfant ait un téléphone. Si les règles sont claires partout, ça va faciliter le travail des enseignants, qui est déjà suffisamment chargé», affirme M. Bérubé.

Le député péquiste avait questionné le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, à ce sujet lors de l’étude des crédits en éducation à l’Assemblée nationale la semaine dernière. Plusieurs enseignants l’ont remercié par la suite d’avoir abordé la question, indique le député.

  • Écoutez l'édito de Yasmine Abdelfadel diffusé chaque jour en direct 13 h 30 via QUB radio :

Les enseignants en faveur

M. Bérubé estime que les résultats d’une enquête rendus publics vendredi – qui démontrent que 92% des enseignants interrogés sont d’accord pour interdire le cellulaire en classe sauf dans le cadre d’activités pédagogiques – confirment «l’appui massif» des profs à une telle directive.

«Je trouve que c’est un geste simple que le ministre pourrait faire, qui va dans le sens de soutenir les enseignantes et enseignants. [...] La balle est dans son camp», dit-il.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, on s’est contenté vendredi de répéter que M. Drainville est «ouvert à réfléchir» à l’interdiction des cellulaires en classe, comme il l’avait fait la semaine dernière.

«La réflexion se poursuit», indique son attachée de presse, Florence Plourde.

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