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Le prochain chef du Parti libéral du Canada connu dimanche soir

Photo portrait de Raphaël Pirro

Raphaël Pirro

2025-03-09T03:01:21Z
2025-03-09T21:08:24Z

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C’est en début de soirée que nous connaîtrons l’identité du prochain chef du Parti libéral du Canada (PLC) qui remplacera formellement Justin Trudeau à la tête du pays dans les prochains jours et signalera la venue d’une ère nouvelle.

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L’ancien premier ministre Jean Chrétien ainsi que le premier ministre sortant Justin Trudeau sont au programme. La fille de M. Trudeau et de Sophie Grégoire, Ella-Grace Trudeau, livrera elle aussi une allocution tout juste avant son père.

Les quatre candidats en lice sont Mark Carney, Chrystia Freeland, Karina Gould et Frank Baylis.

Les libéraux dont l’identité a été vérifiée auprès des instances du parti avaient jusqu’à 15h pour inscrire leur vote. Le premier candidat à atteindre 50% des voies sera élu chef.

Les résultats devraient être annoncés avant 19h par le président du PLC, Sachit Mehra.

Une émission spéciale sera d’ailleurs diffusée à LCN à partir de 16h pour suivre l’événement.

La course avait officiellement débuté à la mi-janvier, après l’annonce de la démission de Justin Trudeau, le 6 janvier. À la tête du pays depuis 2015, le premier ministre se trouvait alors au plus bas dans les sondages.

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Photo AFP
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Un changement en pleine guerre commerciale

Mark Carney, 59 ans, est donné largement favori du scrutin, lui qui a accumulé les sondages favorables après avoir recueilli l’appui de l’écrasante majorité des ministres du cabinet Trudeau.

L’ancien directeur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre a largement devancé ses adversaires en termes de soutien au sein du pays et de fonds levés. Ces dernières semaines, une seule question a dominé les débats: qui est la bonne personne pour affronter Donald Trump et ses attaques?

«Nous sommes confrontés à la crise la plus grave de notre vie... tout, dans ma vie, m’a préparé à ce moment», a déclaré Mark Carney lors de son dernier rassemblement, vendredi.

Photo AFP
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C’est ce message d’homme d’expérience habitué à gérer des crises, martelé tout au long de sa campagne, qui semble avoir porté ses fruits, au moment où le pays est bouleversé par une crise historique l’opposant à son puissant voisin.

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Le président américain a lancé une guerre commerciale en imposant des droits de douane sur des produits canadiens et ne cesse de dire qu’il souhaite que le Canada devienne le «51e État américain». Des attaques qui exaspèrent les citoyens, dont beaucoup renoncent à leur voyage au sud de la frontière et boycottent les produits américains.

Élections en vue 

Mark Carney séduit grâce à «son expérience économique et son sérieux», explique Stéphanie Chouinard, professeure de sciences politiques au Collège militaire royal du Canada.

«Il connaît très bien les systèmes financiers internationaux et les forces et les faiblesses de l’économie canadienne», ajoute-t-elle, précisant qu’il a également réussi à se distancier de Justin Trudeau.

D’après les analystes, les chances sont donc très minces pour sa principale adversaire, Chrystia Freeland. Cette ancienne ministre des Finances de M. Trudeau a quitté le gouvernement avec fracas, affichant ses désaccords sur la façon de gérer les attaques de Donald Trump.

Photo AFP
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Mais, qui que soit le vainqueur, tout en affrontant les assauts américains, il devra rapidement aussi rassembler son parti en vue des prochaines élections.

Celles-ci doivent se tenir au plus tard en octobre, mais pourraient être déclenchées plus rapidement que cela, et elles promettent d’être plus disputées qu’attendu.

Photo TOMA ICZKOVITS
Photo TOMA ICZKOVITS

Très impopulaires et jugés responsables notamment de la forte inflation et de la crise du logement, les libéraux, qui affichaient plus de 20 points de retard en janvier dans les intentions de vote, sont aujourd’hui au coude-à-coude avec les conservateurs.

Selon un sondage de l’institut Angus Reid publié mercredi, M. Carney est le choix préféré des Canadiens pour affronter M. Trump, avec 43% des personnes interrogées qui le plébiscitent contre 34% pour le chef des conservateurs, Pierre Poilievre.

Ce dernier, qui avait le vent en poupe ces derniers mois, semble perdre du terrain dans ce nouveau contexte politique. «Sa rhétorique populiste», qui rappelle celle de Donald Trump, dérange une partie des Canadiens, explique Daniel Béland, professeur de sciences politiques à l’Université McGill de Montréal.

À l’inverse, l’expérience internationale de M. Carney et son côté calme, «presque ennuyeux», sont rassurants pour de nombreux citoyens.

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