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Le moral retrouvé de Jakob Pelletier

L’attaquant veut s’établir avec les Flames après une saison gâchée par les blessures.

Photo AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-19T18:04:42Z

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L’attaquant Jakob Pelletier ne cache pas qu’il a eu le moral dans les talons la saison dernière, quand deux blessures ont sapé ses plans de s’établir chez les Flames. Maintenant que la forme physique est revenue, la tête suit aussi et tous les espoirs sont de nouveau permis.

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Le 26e choix au total en 2019 n’a certainement pas abandonné l’idée de s’installer pour «82 matchs en haut», comme il l’exprime. À 23 ans, il sait sans doute qu’il n’aura plus des tonnes d’occasions, mais il sent que le prochain camp d’entraînement à Calgary pourrait enfin être le bon.

«Le moral est revenu, parce qu’en fin de saison, il n’était plus là. Aujourd’hui, je me sens à 100% et je suis le même que j’étais il y a un an, il y a deux ans», a expliqué l’attaquant de Québec au terme du Pro-Am Sun Life, au Centre Vidéotron, la semaine dernière.

Au plus bas

Pour comprendre pourquoi Pelletier parle de moral retrouvé, il faut réaliser à quel point la dernière saison a été pénible pour lui, autant sur le plan physique que sur le plan mental.

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Dans un match préparatoire, une mise en échec l’a laissé avec une épaule gauche en compote, au point où une opération et quatre mois de convalescence ont été nécessaires.

À son retour en février, dès son quatrième match, une autre blessure au «haut du corps» l’a de nouveau tenu à l’écart et c’est dans la Ligue américaine de hockey qu’il a terminé la saison.

«Tu comprends que tout peut changer en une semaine, en une journée, même en une fraction de seconde. Je suis revenu, je me sentais bien et j’ai eu une autre blessure. C’est vraiment là que je suis tombé dans une pente descendante. Ça a été tough», a-t-il confié en revenant sur le fil des événements.

Un dur apprentissage

Pelletier estime tout de même avoir appris de cette mésaventure, lui qui n’avait jamais subi une blessure majeure auparavant, même dans le hockey junior.

«Je me suis retrouvé loin de l’action pendant quatre mois. Tu regardes le monde jouer et tu ne peux rien faire. Ça a été dur. C’est une leçon de vie», a-t-il philosophé.

«Le monde pense beaucoup qu’au hockey, il faut que tu sois en forme physiquement, mais si mentalement, tu n’es pas en confiance et que tu n’es pas là, tu n’es pas prêt à jouer. Dans mon cas, c’est mentalement que j’ai pris un coup.»

Celui qui a inscrit trois points dans un maigre échantillon de 13 matchs avec les Flames avait disputé 24 matchs avec l’équipe, la saison précédente. Il s’attendait évidemment à mieux l’an dernier, mais la guigne s’est acharnée.

«Ma famille m’a aidé beaucoup et deux gars se sont blessés en même temps que moi, dont Jérémie Poirier. Les deux ensemble, comme Québécois, on a tissé des liens et on s’est poussés chaque jour pour revenir plus fort», a-t-il dit.

Une vraie reconstruction?

À Calgary, Pelletier retrouvera un mélange de vétérans et de jeunes joueurs qui poussent pour faire leur place. L’état-major de l’équipe évoque le terme retool (réorganisation), mais l’attaquant préfère ne pas se poser trop de questions.

«Je ne sais pas vraiment c’est quoi!» a-t-il lancé en pouffant de rire.

«Je pense que c’est une autre façon de dire que c’est une reconstruction, pour être honnête. On peut peut-être parler de semi-reconstruction. On garde des vétérans qui sont excellents, mais on amène des jeunes aussi.»

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