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[EN VIDÉO] La méthode d’entraînement inusitée de Samuel Montembeault

Le gardien du Canadien s’est tourné vers une technique de perfectionnement

Photo d’archives MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-08-15T21:30:00Z
2024-08-15T21:30:39Z

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Samuel Montembeault sait qu’il devrait connaître sa saison la plus occupée en carrière devant le filet du Canadien. Le gardien prend tous les moyens pour peaufiner les moindres détails dans son jeu, ayant même recours à une technique d’entraînement perceptivo-cognitive. Ça mange quoi en hiver? Pas de panique, on vous explique...

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Au terme du Pro-Am Sun Life au Centre Vidéotron, Montembeault a discuté de la saison à venir avec les journalistes, évoquant notamment qu’il avait travaillé, dans les derniers mois, avec «quelqu’un à Trois-Rivières pour mes yeux».

Il s’avère que ce quelqu’un, c’est le docteur Philippe Croisetière, de la clinique Projet Hémisphère, un chiropraticien qui détient une expertise en neurologie.

«On a travaillé sur l’équilibre, avec des notions de GPS interne pour mieux me situer sur la glace. On travaille beaucoup l’équilibre les yeux fermés, par exemple. C’est comme une machine qui tourne dans tous les sens et il faut être capable sans s’étourdir de pointer des cibles. Je pense que ça m’a bien aidé», a décrit à sa manière Montembeault.

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Aiguiser les réflexes

Philippe Croisetière, chiropraticien avec spécialisation en neurologie, a travaillé avec plusieurs athlètes, dont Samuel Montembeault.
Philippe Croisetière, chiropraticien avec spécialisation en neurologie, a travaillé avec plusieurs athlètes, dont Samuel Montembeault. PHOTO FOURNIE PAR CLINIQUE PROJET HÉMISPHÈRE

Chapeau à Montembeault pour son explication, mais loin de lui l’idée de troquer les jambières contre un sarrau. Rien de tel, donc, qu’un coup de fil au doc pour tenter d’y voir plus clair.

«On veut s’assurer que son système nerveux est optimisé et quand on parle du système nerveux, on parle de tout ce qui touche la prise de décision», a résumé M. Croisetière, qui a travaillé avec des athlètes comme l’ancien lanceur Éric Gagné.

«On veut aiguiser ses réflexes et stabiliser ses zones moins stables. On veut s’assurer que ce qu’il voit est vraiment là et que ce qu’il demande à son corps de faire, il puisse le faire d’une façon hyper efficace», a-t-il ajouté.

Un bon élève

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

Le chiropraticien assure que Montembeault est un élève assidu dans ce processus novateur qui sert la cause des athlètes.

«C’est très facile de travailler avec Sam. Il est très ouvert et il veut tout comprendre. Je lui explique à chaque exercice pourquoi on le fait et pourquoi je veux le stimuler. On voit des changements énormes dans les marqueurs qu’on a identifiés chez lui et j’espère que ça va se transposer sur la glace. Ce qu’on a vu, c’est hyper encourageant», a noté M. Croisetière.

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Ce dernier a mentionné, à titre d’exemple, le champ de profondeur visuel, qui peut parfois entraîner des erreurs de perception chez les athlètes.

«On voit souvent chez des athlètes que dans une certaine profondeur, ils commencent à compenser avec leur œil plus dominant. L’autre œil prend moins d’information et ils ont plus de difficulté à percevoir les effets de profondeur. Tu peux penser que quelqu’un est à huit pieds de toi et en réalité il est à neuf pieds. Dans la vie de tous les jours, c’est bien correct, mais chez un athlète de très haut niveau comme un gardien qui attend un lancer, ça fait une grosse différence», a-t-il noté.

Les petits détails

Avec le rôle clair de numéro un et un contrat de trois ans en poche, le gardien utilise manifestement toutes les tactiques imaginables pour l’aider dans sa quête.

«C’est important d’aller chercher les petits détails, la fraction de seconde qui peut m’aider», a-t-il glissé.

«Je veux vraiment être constant et donner une chance à l’équipe de gagner à tous les matchs. Même si c’est moi le numéro un, c’est quelque chose qui se perd rapidement. Je veux être à mon meilleur tout le temps», a-t-il enchaîné.

Le Dr Croisetière parle d’entraînement du cerveau avec des données objectives, une méthode nouvelle pour Montembeault, qui cherche chaque avantage pour protéger la cage derrière une équipe jeune.

«C’est très efficace de s’entraîner, mais encore plus de faire les exercices qui sont adaptés à toi. Tu peux faire des squats toute la saison et te dire que ça va se transposer sur la glace, mais maintenant, on a beaucoup plus de connaissances», a conclu celui qui a besogné avec l’homme masqué du Tricolore.

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